Les Brigades du Steam – Cécile Duquenne et Etienne Barillier

Synopsis :
1910. Un mystérieux complot frappe la France en plein cœur. Solange Chardon de Tonnerre, l’un des meilleurs éléments de la treizième Brigade mobile d’Aix-en-Provence, perd un ami et un bras. En convalescence dans une clinique secrète, elle doit affronter les fantômes du passé comme les assassins du présent. Auguste Genovesi, jeune recrue et nouveau coéquipier, se retrouve plongé avec elle dans une infernale course contre la montre… un véritable bras de fer entre la France et la Prusse. L’honneur du pays et sa raison d’être sont en jeu. Heureusement, les deux agents peuvent compter sur les prodiges de la science pour affronter les manigances de l’ennemi, ainsi que sur le soutien du Tigre lui-même : Clemenceau…

Mon avis
Après un passage dans le monde science fantasy d’un de mes auteurs favoris, il me fallait un changement radical de décor. Ce livre tombait donc à pic 🙂

Un contexte historique bien réel

Je l’ai donc commencé sans prendre le temps de relire la 4è que j’avais déjà oublié, donc je me suis jetée dans ce livre ne sachant pas ce que j’allais y trouver à part de la « vapeur ». Et bien m’en a pris ! En effet, j’ai eu la joie de découvrir une période historique française que je ne connais que très peu :  le début du XXè siècle connu comme « La Belle Epoque ». L’après affaire Dreyfus et les Brigades du Tigres (erm pour moi c’était « juste » une vieille série et un film… voyez mon inculture de l’Histoire). Seul point qui diffère de la réalité, (après recherche) la 13è brigade est dans le roman à Aix en Provence (et ça sent bon le Sud, même entre les pages du livres) alors qu’en réalité la 13è était bien plus bretonne puisqu’à Rennes 😉 (merci Wiki) et donc la prolifération du crime (et pas juste des petits voleurs à la tire)

Une touche de vapeur et de rouage
Le côté steampunk de ce livre est très sympathique, il est là, discret mais présent. Que ce soit avec ce qui est arrivé à Solange ou avec les hippomobiles avec leur moteur à eau et charbon, les cerveaux mécaniques… C’est donc très plaisant à lire et juste ce qu’il faut pour entendre les rouages cliquetés

Une enquête sur les chapeaux de roues
La 1ère partie de ce livre met bien en place le contexte, donc peut paraitre un peu longuette par moment, mais il faut bien mettre le décor en place, les personnages, comprendre leur sentiments… Donc j’ai trouvé ça parfait de « diviser » le roman en deux parties. Une fois cette 1ère partie, tout va beaucoup plus vite, tout s’accélère qu’on ne peut plus lâcher le livre pour savoir comment va se terminer toute cette histoire. On passe de rebondissement en rebondissements avec des ficelles qui me font penser au films d’espionnages avec courses poursuites, grosse bastons ! (et moi j’aime bien ça, c’est super visuel du coup 😀 )

Un duo original pour l’époque avec des résonances dans notre époque
Le top du top dans ce livre, c’est que notre duo mobilard est féminin et masculin ce qui change car vu l’époque, ça pourrait bien coincer un peu mais non justement, on peut lire toutes les réflexions qu’une femme peut se prendre quand elle pense à sa carrière, qu’elle ne veut pas être juste une bonne épouse et qu’elle souhaite s’élever dans la société à l’époque du livre mais qui résonne toujours à notre époque. Il n’y a aucune histoire d’amour, juste une entente pas toujours) cordiale qui finit par se transformer en amitié pour former un duo intéressant entre la vétérante (mon dico ne connait pas vétérante -_-) et le bleu qui entre chez lui « au pays ».

En conclusion,
Un livre qui sort un peu de ce que j’ai l’habitude de lire mais qui m’a franchement plu avec des idées intéressantes et des ficelles très visuelles qui font penser aux anciens films d’espionnage que j’aimais beaucoup regarder avec mes parents. Une touche de vapeur et de rouages pour le côté steampunk  et des moments aussi très amusant (je vais pas spoiler mais j’ai ri comme une baleine quand ils étaient à « fond la caisse ») mais aussi un contexte historique presque totalement réels qui permet de s’intéresser à un bout de l’Histoire de France.
Et franchement, je ne serai pas contre une autre aventure de cette 13è Brigade mobile 🙂

Pour aller plus loin, un petit extrait 😉
D’autres avis chez : Vampires et Sorcières,

Les Dieux Sauvages, tome 2 : Le Verrou du Fleuve – Lionel Davoust

Synopsis :
L’armée démoniaque, mi-chair mi-machine, du dieu Aska est aux portes de Loered, la ville sur laquelle repose la défense et la stabilité du royaume – le Verrou du Fleuve.
Le Verrou doit tenir, ou la Rhovelle est perdue. Mériane, à la tête de maigres renforts, compte bien honorer sa propre prophétie et libérer la ville. Mais quand les hommes se mêlent de contrarier les Dieux, elle en est réduite à limiter les dégâts.
Face au désespoir qui s’installe, elle incarne le seul espoir du peuple, et l’instinct de survie fait taire, pour un temps, les dissensions. Pour autant, les manigances politiques se poursuivent en coulisses, et la guerre commence à peine que certains préparent déjà l’après.
Mais sur la route du Verrou du Fleuve, son mythe s’écrira avant tout dans le sang, la terreur et la peine.

Mon avis :
Voilà pile un an (enfin sans compter les Questions Dangereuses 😉 )  que je n’avais pas lu un « gros roman » de Lionel Davoust et en plus, je ne suis pas à jour dans la saga des Dieux Sauvages qui dort tranquillement dans ma bibliothèque. Il était donc temps de faire un saut dans ce monde de fantasy post apocalyptique et de retrouver Mériane et ses compagnons.

Sombre, comme l’Éternel Crépuscule

C’était donc avec enthousiasme que j’ai repris le chemin tortueux de Rhovelle pour retrouver Mériane et ses compagnons.
Toutefois, j’ai vraiment mais vraiment pris mon temps pour lire ce petit tome puisque j’ai mis un bon gros mois (très entrecoupé) pour le lire. Car même si ce tome est certes relativement court (500p quand même ! ), il est dense. Plus ou moins en « huis clos » et c’est quelque chose qui ne me met pas forcément à l’aise d’où le fait que j’ai bien pris mon temps pour le lire.

En effet, l’intrigue principale de ce tome se situe au niveau de Loered mieux connue sous le nom de Verrou du Fleuve. Les Askalites ont plongé une bonne partie de la Rhovelle sous l’Eternel Crépuscule et s’attaque à ce point stratégique du pays de Wer. Mériane fait donc le chemin; accompagnée pour rejoindre la ville puis y passe un bon moment. D’un autre côté on suit Thormig, dirigeant du Verrou qui tente tant bien que mal de faire survivre sa place forte.
L’ambiance est très oppressante, les blessés sont nombreux, la vie est de plus en plus rude… Bref c’est bel et bien la guerre !

Des évolutions et des presque absences

Toutefois, la relation entre Mériane et Wer est toujours intéressante à suivre. On la sent blasée, épuisée, résignée mais aussi décidée. S’ajoute à ça, Maragal, un chronète (en gros un moine-scribe-historien qui fait le lien entre le vécu/les légendes et le peuple ) qui pourra l’aider à faire le point sur sa vision mais aussi sa relation avec Wer.
En parlant de relation, celle entre Mériane et Léopol évolue, il devient de plus en plus dévoué (enfin pire que pot de colle en fait… )
Quant à Mériane, elle même, on la sent évoluer à chacun de ses passages avec ses interrogations mais aussi ses sentiments. Et même si Mériane est l’Élue de Dieu, elle doit encore et toujours se faire sa place auprès de ce monde plus que patriarcal (notamment du côté de l’Église car le peuple, lui, la suit). On y trouve donc quelques répliques cinglantes qui font échos à notre monde actuel.

J’ai toutefois été un peu déçue, on ne suit principalement que le « camp » de Mériane, j’aurais aussi apprécié voir un peu plus le « camp » de Ganner un peu plus (on a certes quelques passages mais trop peu selon moi, même si l’ambiance est assez sombre comme ça, un point de vue différent m’aurait plu 😉 ). Toujours du côté des déceptions, on ne retrouve que Chunsène (cette tête brûlée) et « Mange-Doigt » que très tard dans le tome (j’ai presque cru qu’on ne les verrait pas !)
Quant à Izara, on l’aperçoit par-ci par-là dans l’intrigue politique qui n’avance pas énormément même si une grande décision a été prise.

En conclusion, 
Un tome bien concentré sur la ville de Loered connue comme le Verrou du Fleuve et sur les 2 grandes batailles qui s’y déroulent, donc peu d’avancée dans l’histoire elle même. Un tome beaucoup plus sombre du fait de la guerre omniprésente et de ses conséquences. Un tome concentré sur un lieu, une bataille qui fera avancer l’histoire dans le tome prochain. J’ai senti ce tome, comme une transition pour mieux avancer par la suite. Je vais donc prendre mon temps avant de lire le 3è tome (qui est beaucoup plus conséquent 😉 )

Pour aller plus loin : Le Site de l’auteur
Articles associés : La Volonté du Dragon, La Route de la Conquête, Port d’Âmes, La Messagère du Ciel,
D’autres avis chez : LaGeekosophe, BlackWolf, Dup, …