La Rose des Carcasses – Wilhelmina Wilder

Synopsis :
Angleterre, XIXe siècle. Adrian Meredyth est un artiste très en vue de Londres. Toujours suivi par son fidèle valet, il va de mécène en mécène en évitant soigneusement la vie mondaine qu’il abhorre. Malgré tout, il ne peut échapper aux réceptions raffinées de son bienfaiteur du moment, Lord Pelham. Mais alors qu’il y assiste à contrecœur, son hôte est assassiné et exposé dans une mise en scène macabre. Le meurtrier semble doté de capacités extraordinaires, et son identité risquerait de faire surgir les ombres de jadis…
Une nuit, dix ans plus tôt, a bouleversé la vie de l’orphelin crasseux qu’Adrian était alors. Cette nuit qui a fait de lui un aristocrate exaucé, non seulement par le talent, mais également par un véritable démon à la langue bien pendue. Le discret valet qui l’accompagne partout n’est autre que Melmoth, l’un des seigneurs de l’Enfer, à qui il a abandonné son âme en échange de sa servitude. L’artiste décide de mettre à profit cet incroyable pacte pour traquer l’assassin, quitte à déraciner un passé tragique.
Au croisement de 
Penny Dreadful et du Portrait de Dorian Gray, l’enquête morbide de La Rose des carcasses nous projette un tableau victorien aussi sublime qu’horrifique, aux côtés fantasques d’un démon malicieux, d’un esthète misanthrope et d’un dandy frivole. À savourer !

Mon avis
Me revoici avec un nouveau livre dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2022.
En effet, ce livre fait partie des 5 sélectionnés parmi plus de 70 extraits et il a été ma lecture de juillet pour le prix.
La Rose des Carcasses a un pitch intéressant et une couverture très énigmatique, sans parler des premières pages prenantes.

Un livre châtié !
Ce qui surprend en premier dans ce livre, ce n’est pas l’association d’un garçon avec un démon, mais le vocabulaire ! Autant vous dire qu’avec ce livre, si vous n’êtes pas un cador du vocabulaire, vous risquez de buter sur pas mal de mot (Et je l’ai lu avec ManEl, ma 1re liseuse… qui n’a pas de dictionnaire intégré ! [Blue étant au SAV pour les vacances… Mais ça, c’est une autre histoire 😉 ] ) Personnellement, au début, je bloquais un peu, surtout que j’avais envie d’en comprendre tous les mots, surtout lors des descriptions… Et puis, je m’y suis faite, avec le contexte. Toutefois, cette abondance de mots fleuris freine quand même en partie la lecture.

Une enquête qui met du temps à s’installer
La Rose des Carcasses est un roman « policier » dans une veine fantastique. L’élément déclencheur met un petit moment à arriver et le début de l’enquête arrive un peu plus tard et met du temps à démarrer pour arriver à sa résolution dans les dernières pages du roman.
D’ailleurs, la résolution m’a semblé un peu comme un Deus ex machina, tellement je ne m’attendais pas à ça ! J’avais bien une idée de l’identité du coupable, de possiblement ses raisons mais pas de la tournure que ça a pris ! J’en ai été très surprise mais c’était pas mal !

Des relations « compliquées »
Dans ce roman, « tout le monde », enfin surtout 3-4 personnages, se tourne plus ou moins autour, sans jamais vraiment s’avouer quoi que ce soit, et ce, malgré les événements tragiques. C’est assez amusant de voir tout le monde flirter, même si on se doute bien de qui va finir avec qui. J’ai d’ailleurs apprécié que malgré l’époque, il n’y ait pas uniquement des relations hétéros. En effet, les personnages sont assez hétéroclites. Entre Adrian qui est pan (c’est à dire qu’il aime les gens, peu importe leur genre, qu’il soit « cis » ou « trans »), Henriette, personnage trans, mais qui doit vivre avec sa dysphorie de genre malgré tout (par contre, je retiendrais le passage « casse-gueule » où Adrian découvre « réellement » Henriette et on parle d’elle une fois avec elle, une fois avec il…) et évidemment Edgar qui se voile la face !

En conclusion,
La Rose des Carcasses est un roman original dans l’univers de la haute société victorienne qui subit des meurtres affreux qu’un jeune peintre, aidé d’un démon, va tenter de résoudre. Le vocabulaire raffiné tout au long du livre rend parfois la lecture ardue mais contribue grandement à l’ambiance. Les relations entre les personnages sont aussi parfois truculentes malgré l’ambiance morbide. En bref, c’est une bonne lecture et si vous aimez l’époque victorienne, les majordomes étonnant et les résolutions de meurtres hyper étranges, alors je le conseille.

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D’autres avis chez mes copinautes du jury : Voyage au cœur des livres, Khufu, EamLL

6 réflexions sur “La Rose des Carcasses – Wilhelmina Wilder

  1. Light And Smell 18 juillet 2022 / 13:08

    Entre l’époque historique, le vocabulaire recherché (j’adore ça) et le fait que tu aies été surprise, je suis super tentée !

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    • Snow 19 juillet 2022 / 12:52

      En fait, j’avais largement deviner la/le coupable, à sa première apparition dans le texte, mais je ne m’attendais pas à ce qui s’est produit après 😮

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  2. Tesra 18 juillet 2022 / 19:19

    ça me donne très envie aussi. Tout ce que tu en dis ou à peu près 🙂

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    • Snow 19 juillet 2022 / 12:51

      ahahah
      Venant de toi, ça ne m’étonne pas, je pense que ça pourrait bien te plaire en effet 🙂

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  3. Tom Larret 31 juillet 2022 / 17:23

    Oui, l’identité du coupable vient assez vite à l’esprit… mais l’autrice réussit malgré tout à le métamorphoser dans un twist hallucinant, grâce à ses motivations et aussi…
    Je ne vous en dis pas plus, lisez-le ! 😀

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