La Dernière Geste, Troisième Chant : Ordalie – Morgan Of Glencoe

Synopsis :
Vingt mois ont passé depuis l’arrivée de Yuri en Keltia et le couronnement de Louis-Philippe en France. La tension n’a cessé de monter entre les deux pays, malgré les tentatives des Ambassadeurs japonais et ottomans pour calmer les velléités belliqueuses du jeune Roi d’un côté et la punition commerciale des Keltiens de l’autre. Lorsque la situation dérape, Yuri réalise qu’elle est la seule à pouvoir, peut-être, éviter au monde de basculer dans la guerre. Reste à savoir si elle est prête à en payer le prix…

Mon avis
J’avais plus que hâte de retrouver l’univers foisonnant de La Dernière Geste ! Et en plus c’est le mois de Morgan Of Glencoe chez Bookenstock, donc raison de plus pour en parler ! Autant dire que ce livre a littéralement été englouti !

Keltia
Après Paris et les Égouts qui sont une mini « réplique » de Keltia, dans le tome 1, après le Rail qui est un bout tentaculaire de Keltia, dans le tome 2, on visite ENFIN Keltia ! Et quel monde !
Keltia ressemble à une utopie mais on sent qu’il a fallu du temps et de la sueur pour en arriver à cette stabilité inclusive où tout un chacun trouve sa place. On y découvre une partie de son système politique totalement démocratique (alors que la Triade est régie par la royauté (roi, empereur ou sultan)), son système scolaire (via les Universités qui sont bien différentes de celles qu’on connait) et biensur son inclusivité ! En Keltia, tout le monde est accepté donc il n’est pas rare d’y croiser diverses fées. Clairement c’est un pays où on a envie de vivre !

Encore et toujours des personnages passionnants !
LA force de La Dernière Geste c’est son panel impressionnant de personnages ! Non on ne s’y perd pas du tout ! (contrairement à certaines sagas de fantasy classique, où en plus, ils ont tous des noms chelous). Chaque personnage a son importance plus ou moins grande dans la globalité de cette Geste. Ainsi même si on suit au départ Yuri, elle n’est peut-être pas la seule héroïne de cette histoire ! Des personnages qui, comme Roussette dans le tome 2, pouvaient paraitre juste de passage, peuvent gagner de l’ampleur (spoiler, il parait que c’était pas prévu). D’autres, comme Pyro ou Douze (💖) sont un peu plus développés, soit ils avancent, soit on en apprend plus sur leur passé… On ne parlera pas des relations qui évoluent au fur et à mesure des tomes (petit clin d’œil pour Kenzo et Clifford ! ) . On ne parlera pas non plus de tous ces moments où l’ont rit, on pleure, on frissonne de ce qui va arriver aux personnages que l’ont suit !
Bref, l’histoire tout comme les personnages sont importants.

Ordalie
Le titre de ce tome était, pour moi, un peu cryptique ne sachant pas ce qu’est une Ordalie (N.B.: Une épreuve judiciaire datant de l’Antiquité qui consiste à soumettre un ou des accusés au jugement de Dieu par le biais d’épreuves. , évidemment c’est expliqué dans le livre ! )
Une fois ce point éclairci, ça donne le ton ! On est au 3è tome, le tome « charnière » des 5 tomes de cette pentalogie ! Donc ça va barder. Comment ? Pourquoi ? Je ne peux rien dire sans dévoiler l’intrigue. Mais ça commence à chauffer sérieusement. Le prochain tome (qui n’arrivera pas l’an prochain 😥) va être tendu !

En conclusion,
Un tome excellent comme les deux précédents. Un univers foisonnant sans être fouilli. Une foule de personnages évoluant à travers les tomes, des rires, des pleurs, des moments de tensions… mais purée une super histoire !

Le Visage de Yuri se dévoile !
Toujours par l’incroyable Zariel !

De la même série : Dans l’Ombre de Paris (T1), L’Héritage du Rail (T2)
D’autres avis chez : Book’n’Geek, Dup, …
Pour aller plus loin : Le site de l’autrice, une ITW récente par Yuyine, et le Mois de… chez BookenStock

Widjigo – Estelle Faye

Synopsis :
En 1793, Jean Verdier,  un jeune soldat de la République est envoyé avec son régiment sur les côtes de la Basse-Bretagne pour capturer un noble, Justinien de Salers, qui se cache dans une vieille forteresse en ruines en bord de mer. Alors que l’équipée tente de rejoindre le donjon ceint par les eaux, un coup de feu retentit et une voix intime à Jean d’entrer. A l’intérieur, le vieux noble passe un marché avec le jeune soldat : il acceptera de le suivre quand il lui aura conté son histoire. Celle d’un naufrage, sur l’île de Terre-Neuve, quarante ans plus tôt. Celle d’une lutte pour la survie dans une nature hostile et froide, où la solitude et la faim peuvent engendrer des monstres…

Mon avis
Voilà un livre qui m’est tombé dessus… un livre d’Estelle Faye, on ne laisse pas passer ça ! Je sais que le mois d’octobre à tirer sa révérence, mais c’était le livre parfait pour un mois d’octobre (et de novembre si vous souhaitez prolonger l’ambiance d’Halloween)
Trigger Warning : Ayez les tripes accrochées ! J’ai mis un moment à le lire pour « digérer » les scènes assez … enfin voilà

Un cadre propice aux frissons
Ce roman commence lors d’un soir de grosse tempête sur une presqu’île bretonne et nous mène dans un passé encore plus effrayant où temps humide, brume constante et hiver sont de mise. Ajoutez à ça un gros naufrage, un jeune noble (légèrement) en manque et une bande d’inconnus aux profils variés.

Un véritable carnage
Widjigo rappelle le Wendigo, un esprit / une créature maligne issu de la culture des natifs amérindiens et bien je peux vous dire que le Widjigo de ce livre n’est pas un tendre…
Les pertes s’enchainent sans qu’on comprenne réellement ce qui se passe… Une longue histoire de culpabilité, de vengeance et de justice.

Une plume à tomber
Le truc bien avec Estelle Faye c’est que quelque soit le sujet, on sait qu’on va être transporté ! Ici dans ce monde réel teinté de fantastique, on est bien pris aux tripes.

Conclusion,
Widjigo est un livre qui fait peur (mais pas comme des trucs méga gore, même si ok, ya des passages…), qui vous retourne, vous prend aux tripes et vous fait réfléchir… Le Widjigo n’est pas qu’une simple créature effrayante !

Regardez moi cette couverture d’Aurélien Police !

D’autres avis chez : Célinedanae, Dup, …
Pour aller plus loin : Un article chez Albin Michel Imaginaire,