Ma vie de Geisha – Mineko Iwasaki

Synopsis
« Mon nom est Mineko. Ce n’est pas le nom que mon père m’ a donné à ma naissance. C’est celui qu’ont choisi les femmes chargées de faire de moi une geisha, dans le respect de la tradition millénaire. Je veux raconter ici le monde des fleurs et des saules, celui du quartier de Gion. Chaque geisha est telle une fleur par sa beauté particulière et tel un saule, arbre gracieux, souple et résistant. On a dit de moi que j’étais la plus grande geisha de ma génération ; en tout cas j’ai frayé avec les puissants et les nobles. Et pourtant, ce destin était trop contraignant à mes yeux. Je veux vous raconter ce qu’est la vraie vie d’une geisha, soumise aux exigences les plus folles et récompensée par la gloire. Je veux briser un silence vieux de trois cents ans. »
Un témoignage exclusif, des révélations à couper le souffle, Mineko Iwasaki nous livre ici un témoignage surprenant sur un art de vivre aussi fascinant que cruel.

Mon avis : 
Il y a un moment de cela, j’avais lu et apprécié le livre Geisha, j’avais même regardé son adaptation dans la foulée. J’en avais parlé à ma blogopine Lynnae qui m’a alors prêté (euh… ya un long moment déjà) ce livre pour parfaire ma culture. Et il faut dire que la lecture récente de Zen de Maxence Fermine m’a donné envie de plonger dans une lecture japonisante !

J’ai aimé / J’ai adoré : 
– la petite note en début d’ouvrage nous expliquant que les noms et prénoms japonais sont mis dans l’ordre « européen » pour simplifier la lecture (dans l’ordre prénom nom alors qu’au Japon, c’est l’inverse)
– découvrir la vie de Masako / Mineko. Le livre commence par nous raconter un bout de la vie de ses parents avant sa naissance puis nous la suivons dès la plus tendre enfance.
– avoir des anecdotes de comment se passe vraiment la vie de geisha (même si Mineko nous dit bien qu’une geisha est un terme générique… elle est d’abord maiko (« apprentie geisha ») puis geiko (« vraie geisha »)) et j’ai bien ri lors de ses aventures ménagères plutôt désastreuses (ne pas savoir allumer l’aspirateur ou la gazinière) et j’ai été triste comme elle au moment de perdre des êtres devenus cher… Étrangement c’est assez différent de Geisha ^^’ qui après une explication donnée dans le livre explique qu’il existe une différence entre prostitués (non geisha), courtisane et vraie geisha faite par l’Occident !
– les passages descriptifs. Ils permettent de découvrir le quartier de Gion, les kimonos, les cours de danse… Bref, un livre très visuel (même si parfois j’ai du mal à croire que les associations de couleur des kimono et des obi soient parfaites ^^’ )
– les diverses personnes intellectuelles ou culturelles rencontrées durant la vie de geisha de Mineko. En effet ces diverses personnes nous prouvent qu’ils « louaient » des geishas pour le plaisir de converser ou d’admirer des artistes et non pas pour les plaisirs de la chair !
– les photos en milieu d’ouvrage. Ces photos permettent de mettre un visage sur le nom de certaines personnes mais aussi de mieux visualiser certaines choses comme les chignons sophistiqués !

Je n’ai pas aimé / J’ai détesté

Je regrette

En conclusion,
Une (auto)biographie qui se lit comme un joli roman tellement la plume de l’auteur (traduite du japonais vers l’anglais puis vers le français) est douce et agréable… comme si on nous contait l’histoire d’une vie un peu irréelle et pourtant tout à fait réelle (surtout quand on croise le Prince Charles, on retrouve une certaine réalité ! ) d’une grande geisha.

D’autres avis chez : Lynnae, Elora

Crazy – Benjamin Lebert

Synopsis:
Tout commence à l’internat de Neuseleen (Bavière) où Benjamin vient redoubler sa quatrième. Énième école, en raison d’une scolarité plus que chaotique due, sans doute, à sa partielle hémiplégie du côté gauche, qui le rend inapte aux mouvements de motricité fine (tels que beurrer une tartine, allumer une cigarette ou… tracer une figure géométrique correcte) et lui cause un léger boitement et une douleur quasiment constante à la jambe gauche. Énième école mais premier internat, donc première rupture avec ses parents et sa sœur lesbienne dont il est plus proche que de n’importe quel ami. Benjamin, sûr d’échouer là comme ailleurs, voit la vie en très noir. Pourtant, il s’intègre vite à une bande de cinq garçons (« Une bande du tonnerre : un gros, un estropié, un muet, un crétin. Exactement le genre de mecs à faire craquer les nanas, non ? »), tous un peu bizarres – pardon, crazy, comme les définit Janosch, leur chef de file. Qu’entendent-ils par « crazy » ? Cinglés, souvent. Avides de vivre, surtout, comme on l’est à cet âge, à la fois habités de fureur de vivre et effrayés de devoir quitter les rives de l’enfance. Leur souci, ce n’est pas de réussir leur quatrième, c’est de comprendre pourquoi ils vivent et comment ils vont vivre. À peu près toutes les initiations y passent : la première cuite, la première fille, la première fugue, les épreuves qu’on s’impose pour épater les copains et se faire accepter de la bande, les vrais serments d’amitié…

Mais l’important est la manière dont tout cela est raconté et écrit. Le regard de Benjamin Lebert nous emporte à mille lieues des caricatures et des miroirs déformants qui nous parleraient de « la jeunesse d’aujourd’hui ». La violence contenue et la soif d’absolu de l’adolescence, la douleur et le désir de devenir adulte, la noirceur des pensées et la formidable capacité à vivre joyeusement l’instant, la gravité mêlée à l’insouciance, l’autodérision cruelle et la quête de soi…, tout cela est exprimé avec une sensibilité et une intelligence rares.Benjamin ist sechzehn und wechselt zum fünften Mal die Schule. lm Internat soll er jetzt endlich die achte Klasse und möglichst das Abitur bestehen. Doch mehr als der Unterricht beschäftigt Benjamin und seine Freunde die Frage, worum es in dieser ganzen Veranstaltung namens Uben eigentlich geht : um Mädchen, um Sex um Freundschaft, ums Erwachsenwerden oder einfach nur darum, immer weiterzurnachen, wie verrückt die Welt und wie crazy man selbst auch sein mag.

Mon avis:
Alors ce livre, je l’ai lu dans sa langue d’origine : L’allemand.
Il s’agit de l’histoire d’un ado en difficulté (il a changé 5fois d’école) qui se retrouve dans un internat…
Il va rapidement s’intégrer dans ce lycée strict en se faisant une bande de copains avec qui, il va enfreindre le réglement et c’est aussi dans ce lycée qu’il va connaitre ses premiers émois…
En lisant ce livre en allemand, je pensais au début avoir du mal à tout comprendre mais au final, il a été assez simple à comprendre sauf le langage assez cru lorsqu’il décrit sa première fois -_- ou lorsqu’il emploie des mots du langage courant que je ne connaissais pas (pour ça merci le dictionnaire français allemand).
Bref un petit livre hautement autobiographique mais très sympatique à lire.

Crazy

Bonne Lecture