[Challenge] Le Projet du Maki

Voilà voilà
2020 approche avec son lot de résolutions challenge et sérieusement quand j’ai vu le Projet  Maki partagé sur le mur du RSF blog, je n’ai pas résisté longtemps (le temps de lire les conditions et j’en étais…)

Donc c’est quoi, c’est quand, ça marche comment ?
C’est un challenge de 52 semaines (presque 1an, vu qu’il y a 53 semaines en 2020 😮 ), donc il commence le 6 janvier (pile pour la galette 😉 )
Il faut lire 1 nouvelle dans le domaine de l’Imaginaire (sinon c’est pas drôle) par semaine durant toute l’année (izipizi les doigts dans le nez ? )
Différents niveaux sont accessibles :

  • Objectif Hapalémur Doré : Les nouvelles c’est bien mais pas trop n’en faut. 13 formats courts sur l’année c’est déjà bien.
  • Objectif  Lémur Fauve : Coupons la poire en deux avec 26 textes pour cette année, un bon début et s’il y a une saison 2, on réfléchira…
  • Objectif Lemur Vari : Les vacances, les contretemps, 39 petites histoires semblent être le bon compromis.
  • Objectif Maki Catta : Carton plein, avec une nouvelle par semaine soit 52 textes.

Et soyons fous, j’ai choisi le niveau Maki Catta soit le plus haut niveau (et sachions le, c’est pas souvent que ça m’arrive ! mais bon si ça marche pas, j’ai le droit de rétrograder 😉 )
Pour valider, il faut poster la chronique d’une nouvelle par semaine OU un article avec plusieurs nouvelles au bout de X semaines (X étant le nombre de nouvelle) Donc franchement ça devrait le faire 😉

Les lectures acceptées sont :
– nouvelles à l’unité
– novella
– antho et autres recueils de nouvelles

Et j’ai quoi dans la PAL ?
– Collectif – Destinations (Anthologie Imaginales 2016)
– Collectif – Légendes Abyssales (Anthologie Salon Fantastique 2016)
Davoust, Lionel – L’importance de ton regard (Recueil)
– Guibé, Mathieu – A un sanglot de moi, tu reposes (numérique, Recueil)
– une flopée inimiaginable et non répértoriée de nouvelles à l’unité en numérique qui n’attend qu’à être chargé dans Blue (ma liseuse) pour être chroniqué en « spicilèges » 😉

Alors c’est parti 🙂 En 2020 Lisons des nouvelles pour le Projet Maki 🙂

La Dernière Geste, Premier chant : Dans l’Ombre de Paris – Morgan of Glencoe

Synopsis : 
Depuis des siècles, les humains traitent les fées, dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux. 
Lorsque la princesse Yuri reçoit une lettre de son père lui enjoignant de quitter le Japon pour le rejoindre, elle s’empresse d’obéir. Mais à son arrivée, elle découvre avec stupeur qu’elle a été promise à l’héritier du trône de France ! Dès lors, sa vie semble toute tracée… jusqu’à ce qu’une femme lui propose un choix : rester et devenir ce que la société attend d’elle ou partir avec cette seule promesse : « on vous trouvera, et on vous aidera. » 
Et si ce « on » était la dernière personne que Yuri pouvait imaginer ?

Mon avis : 
Avec un synopsis pareil, j’étais plus qu’intriguée, un mélange entre France et Japon, des fées, une future héritière de France… Ça me faisait vraiment envie 🙂
Par contre, je tiens à la dire ici (et le répéter pour celleux qui me suivent sur les réseaux), je me suis bien faite avoir avec le nom de l’autrice parce que OUI c’est une autrice et Française de surcroît ! Alors que clairement, j’ai cru à un auteur anglosaxon 😮

Une uchronie-fantasy

On se retrouve donc dans un livre d’uchronie fantasy (hein quoi ? ), un fabuleux mélange de SF et de fantasy (pile ce que j’adore en ce moment en littérature 😉 ) On le comprend aisément dès le 1er chapitre mais aussi par de minuscules insinuations qui font tout le charme de ce monde : Paris, 1995, Lecteur Cassette (oui comme dans les Gardiens de la Galaxie), Royauté Française, Orient Express, mais aussi micro-cravate (oui un micro accroché à une cravate pas une toute mini cravate 😉 ), révolver, caméra de surveillance…
D’ailleurs on peut continuer sur l’uchronie en notant que le monde est divisé officiellement en 3 grandes puissances : Le Royaume de France (qui s’étend bien plus loin que la France 😉 ), l’Empire Japonais et Le Sultanat Ottoman (dont on entendra très peu parlé dans ce livre) et officieusement Keltia où Fées et Humains ont les mêmes droits. Keltia est donc officiellement une puissance inexistante et reniée par les 3 précédentes. Qui dit 3 empires, dit privilèges et inégalités. Ainsi comme on l’apprend en Histoire à l’école, seuls les riches ont accès à certaines choses, les autres doivent le mériter (et encore, il y aura toujours des différences), les humains sont d’ailleurs dit supérieurs, les fées ne sont que de vulgaires animaux (malgré une intelligence parfois hors du commun)…

Les lieux et les personnages, très succinctement

On y visite divers endroits comme Le Rail qui m’a fait rêvé et j’adorerai partir avec les Fourmis de la rame N°5 🙂 ou encore les Égouts et ses habitants m’ont paru 1000x plus intéressants que la ville en haut et bien entendu quelques lieux emblématiques de ce Paris Royaliste.

Évidemment, les différents personnages sont tous aussi intéressants, que ce soit Yuri que l’on suit principalement ou Bran et Ren qui m’ont fait rêvé de part leur nature de fées particulières et de nombreux autres personnages (fées ou humains) attachants, froids ou encore mystérieux dont certains que j’espère revoir par la suite.

Des critiques louables

J’ai vraiment apprécié les différents points sur la tolérance et le respect, pour ouvrir l’esprit de Yuri, qui a grandit dans une prison doré du fait de son statut de 3è femme la plus « puissante » du Japon. Point sur la place de la femme (n’est-elle pas l’égale de l’homme ? Sir Edward Longway fait plusieurs remarque assez amusante sur ce point, notamment lors de l’utilisation d’une arme à feu 😉 ), des fées qui malgré leur intégrations au sein des Fourmis ou des Rats sont toujours plus ou moins discriminées par leur différence même entres elles. Et enfin la tolérance sur la sexualité, l’amour, l’amitié. On y trouve aussi (enfin c’est ce que j’ai compris) une critique des autorités françaises qui dans ce roman sont facilement corruptibles et bien souvent inefficaces sauf sous la coupe d’un colonel japonais « rigide » et de son lieutenant hybride, et encore ^^’

Des petits points déplaisants (mais c’est bon je vais m’en remettre 😉 )

Toutefois, j’ai eu quelques minimes déceptions, notamment sur les passages en langues étrangère. J’ai pas un gros niveau en anglais, j’ai compris le plus gros mais j’étais ravie d’avoir un dictionnaire à porter de main pour m’aider.
Mais aussi sur la non identification du livre comme un tome 1. Bon ok, le titre avec son « Premier chant » le laisse entendre mais dans les 1ères pages (titre et tout ça 😉 ) il n’est nul part mention de 1er tome ou de suite possible, du coup la fin est très abrupte (et lecteurice, prépare tes mouchoirs ! )
Et Par Ana ! C’est QUOI cette fin ? Sérieusement, je m’attendais à une fin certes difficile à encaisser aux vues des évènements mais là, j’ai eu du mal vraiment… c’est dur de terminer comme ça ! Heureusement pour moi, la scène post-remerciements m’a (très légèrement) aidé à m’en remettre

En conclusion,
Dans ce roman, on y trouve tout pour en faire un bon livre, de l’action en veux-tu en voilà, mais juste ce qu’il faut avec des passages fabuleux, un passage « plus calme » pour apprendre à mieux découvrir nos personnages, une petite dose de magie pour faire rêver et des critiques sociétales juste ce qu’il faut pour que ça parle à la fois dans l’histoire mais aussi dans notre réalité 😉  
Ce premier roman / tome est une pure pépite et j’espère pouvoir lire la suite prochainement (on me dit dans l’oreillette que le 2 est en finition, le 3 en cours d’écriture et qu’on nous chuchote, qu’il y aurait 5 tomes 😮 )

D’autres avis chez : Elhyandra, Lilithérature,

Pour aller plus loin : FB de la saga

Psssst, ça rentre dans le challenge S4F3 😉