Un éclat de givre – Estelle Faye

Synopsis :
Paris devenue ville-monstre, surpeuplée, foisonnante, étouffante, étrange et fantasmagorique. Ville-labyrinthe où de nouvelles Cours des Miracles côtoient les immeubles de l’Ancien Monde. Ville-sortilège où des hybrides sirènes nagent dans la piscine Molitor, où les jardins dénaturés dévorent parfois le promeneur imprudent et où, par les étés de canicule, résonne le chant des grillons morts. Là vit Chet, vingt-trois ans. Chet chante du jazz dans les caves, enquille les histoires d’amour foireuses, et les jobs plus ou moins légaux, pour boucler des fins de mois difficiles.
Aussi, quand un beau gosse aux yeux fauves lui propose une mission bien payée, il accepte sans trop de difficultés. Sans se douter que cette quête va l’entraîner plus loin qu’il n’est jamais allé, et lier son sort à celui de la ville, bien plus qu’il ne l’aurait cru.

Mon avis :
Ceci est une relecture ! J’ai déjà lu ce livre en 2018 (à l’époque, je n’avais pas encore mon cerveau entièrement disponible). Je me souviens de l’avoir lu en début d’année et d’avoir réussi à publier une chronique assez lacunaire en été ! (La publication d’origine a disparu au profit de celle-ci 😉 )
J’en étais encore à la découverte d’Estelle Faye (aussi bien ses écrits que quelques rencontres IRL ou en ligne 😉 ) Depuis elle a une très bonne place dans mes auteurices chouchous !
C’est donc grâce à la réédition chez ActuSF dans un format très canon collector (même si je suis moins fan du vert de ce livre que du bordeaux d’Un Reflet de Lune et même si j’ai dans mon cœur la jolie couverture des Moutons 😉 ) que je reprends ma chronique !

Chet, un personnage imparfait
Dès les première ligne, il est difficile de rester indifférent à Chet. Chet c’est LE personnage qui ne essaie tant bien que mal de faire sa vie et qui malgré tout se retrouve dans des emmerdes pas possibles. Chet c’est ce personnage qui n’aime réellement que sa ville, qu’on veut consoler, à qui on souhaite un peu de bonheur. Bref, Chet c’est un coup de cœur à lui tout seul.

Paris un personnage à part entière
Paris n’est pas qu’une simple ville. Paris est tout ce qu’il reste après le Chaos et le Chaos n’a laissé que Paris. J’ai pris plaisir à visiter ce Paris que je ne connais pas, ce Paris poisseux, ce Paris trop plein, avec ses quartiers comme des villes dans la ville, ses habitants pas pas toujours entièrement humain. Ce Paris en strate, j’ai envie de dire… une de plus…
On sent dans ce livre l’amour de l’autrice pour Paris. Et Chet sans Paris… ça ne serait pas Un Éclat de Givre.

En Conclusion,
Une lecture très agréable, pleine de sentiments, de rebondissements…
Un livre formidable et toujours aussi bon même à la relecture (j’ai toujours un peu de mal à relire, j’ai toujours peur de ne plus retrouver la « magie de la première lecture »)
Au fil des années (j’ai découvert Estelle Faye en 2012-2013 ? dans une anthologie des Imaginales), l’autrice est devenue une de mes « chouchoues » j’apprécie de la lire dans les divers genres qu’elle aborde.

D’autres avis chez : Blackwolf, Le Naufragé, MarieJuliet, Jae_Lou, Lune, Cornwall, Dup
Articles associés : Un Reflet de Lune
Pour aller plus loin : Une superbe interview chez Les Chroniques du Chroniqueur (attention risque de spoil)

L’arpenteuse de rêves – Estelle Faye

Synopsis :
Myri est une Arpenteuse, elle a le pouvoir de s’immiscer dans les rêves des autres. Ce pouvoir est aussi une malédiction qui a causé la mort de sa jeune sœur, quelques années auparavant. Depuis, Myri se tient à l’écart des rêves grâce à la nerfolia, une plante interdite.
Mais dans le royaume de Claren, quand on est une habitante de la ville basse, on n’échappe pas facilement à son destin. Une pollution inquiétante se répand autour des ateliers, le long du fleuve. Elle coïncide avec l’apparition d’étranges fantômes qui s’introduisent dans les rêves et les transforment en cauchemars. Alors, quand le petit Miracle est à son tour frappé par le Mal des fantômes, Myri n’a pas d’autre choix que de redevenir une Arpenteuse.

Mon Avis
J’ai enfin terminé mon 1er livre de l’année ! J’aurais mis un peu de temps… J’avais commencé Les Contes Détraqués, mais malgré un roman court et jeunesse, je n’ai pas accroché, j’ai tenu jusqu’à la moitié du livre mais ça ne voulait pas coller ! Je me suis donc dirigée vers une valeur sure pour reprendre la lecture sur de bonne base ! En plus, si vous ne le savez pas (encore), j’apprécie fortement « l’oniro-punk » / fantasy onirique, en plus d’apprécier fortement les écrits d’Estelle Faye !

Des personnages riches
Myri est notre personnage principale. La vie ne l’a pas épargnée. En plus, elle est Arpenteuse mais est mal née, elle ne doit pas se faire prendre (son don est normalement un privilège), mais son don est différent des autres… Toutefois, malgré le sort qui s’est acharné sur notre jeune Arpenteuse, Myri s’est construit une famille éclectique mais attachante.
La famille de Myri commence par Riod, un triton, même sil n’est pas entièrement intégré au départ à la famille, du fait de sa condition de… triton.
On retrouve aussi Colombe, une jeune fille muette, excellente jardinière et sans doute la personne la plus raisonnée.
On craquera aussi pour le très jeune Miracle, bébé/bambin adopté par la maisonnée alors qu’il n’était qu’un nourrisson.
Armand et Lelio m’ont aussi beaucoup plu.

Un univers classique
On retrouve dans ce livre, un univers assez « classique » de la fantasy avec, Claren, une cité-royaume sous forme de colline. On découvre la pègre dans la pollution qui habite les bas fonds proches du fleuve. Les riches et privilégiés (mais pas toujours des plus sympathiques) vivent dans des palais propres en haut de la colline.

Une réflexion écologique et sociale
Tout au long de l’intrigue, un message écologique mais aussi social passe discrètement.
En effet, qui pollue ? Selon les privilégiés, ce sont les pauvres… sauf que les pauvres ne font que travailler, sans contrepartie…, pour que les riches puissent continuer d’avoir leur privilèges en toute insouciance !
Idem pour le mal des Fantômes.

En conclusion,
Ce livre est une petite pépite… Déjà regardez moi cette couverture ! Ensuite, on est, comme toujours, happé par la plume d’Estelle Faye (lisez Estelle Faye, c’est d’la bonne ! ) Ce livre est à glisser dans les mains de jeunes lecteurs (à partir de 9-10ans) pour partir dans un monde plein de rêves à réaliser.

Pour aller plus loin : un extrait du livre, Le site de l’autrice
D’Autres avis chez : Phooka, Les Lectures de Mylène, Elessar
De la même autrice sur le blog : Widjigo, Porcelaine, Un Reflet de Lune, La Voix des Oracles : tome 1, tome 2, tome 3