Poumon vert – Ian R Macleod

Synopsis :
LORS DE SA DOUZIÈME ANNÉE standard, pendant la saison des Pluies Douces habarienne, Jalila quitte les hautes plaines de Tabuthal. Un voyage sans retour — le premier. Elle et ses trois mères s’installent à Al Janb, une ville côtière bien différente des terres hautes qui ont vu grandir la jeune fille. Jalila doute du bien-fondé de son déménagement. Ici, tout est étrange. Il y a d’abord ces vaisseaux, qui percent le ciel tels des missiles. Et puis ces créatures d’outre-monde inquiétantes, qu’on rencontre parfois dans les rues bondées. Et enfin, surtout, la plus étrange des choses étranges, cet homme croisé par le plus pur des hasards — oui, un… mâle. Une révélation qui ne signifie qu’une chose : Jalila va devoir grandir, et vite ; jusqu’à percer à jour le plus extraordinaire secret des Dix Mille et Un Mondes…

Mon avis :
Le pitch de cette novella m’avait bien tenté alors je me suis décidée à me lancer pour commencer mes lectures courtes dans le cadre du Projet Maki.

Un monde arabisant et plein de néologismes
L’univers dans lequel se trouve cette courte novella (vraiment courte 😉 mais trop longue pour une nouvelle : 144p papier) est un univers très arabisant qui peu parfois faire rêver. Toutefois, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ma lecture du fait de très nombreux néologismes pas forcément expliqués / explicites qui ont donc compliqué ma lecture.

Une quête identitaire
J’ai été surprise au début de ma lecture car le féminin est la norme. En effet 90% de la population est féminine, les hommes se font rarissimes et toute la « mythologie » et la littérature est féminisée (il y a même une référence à « Romana et Juliette »). Une fois ce détail assimilé, on peut s’intéresser à l’histoire de Jalila qui est en pleine adolescence et donc 1ers émois, questions sur soi…

Une déception
Bon je ne vais pas épiloguer 107 ans, je suis carrément passée à côté de ma lecture.
Alors oui on est dans une novella relativement courte donc il faut faire des concessions sur l’univers, les personnages, mais j’en ai eu trop peu au point d’être perdu et je n’ai d’ailleurs pas non plus compris cette histoire de « Poumon vert » ^^’

En conclusion, 
Une novella qui si elle avait été plus développé (et donc devenu un roman ^^’ ) aurait pu me plaire, mais là je suis passée à côté et n’ai pas été emballée plus que ça.

D’autres avis chez : BlackWolf, Le Chien Critique, …

Première lecture dans le cadre du #ProjetMaki (plus que 51 😉 )

Le Dernier Hiver – Jean-Luc Marcastel

Synopsis : 
Un ciel de sang.
De la neige à perte de vue.
Et une forêt de pins. Des pins qui dévorent tout.
Demain, l’Hiver engloutira le monde.
Johan refuse de s’agenouiller devant le sort.
Par amour, il décide de retrouver celle qu’il aime
Par amour, son frère, Théo, va lui ouvrir la voie.
Par amour, ses amis laissent tout derrière eux pour l’accompagner.
Pour cela, ils devront pénétrer jusqu’au cœur des ténèbres…
Au cœur de leur propres ténèbres.

Mon avis:
On est en décembre, la neige commence à tomber (enfin au moins sur le blog) et j’avais envie d’un livre dans le thème du froid et de l’hiver (à défaut de me trouver une lecture de Noël bien chaleureuse). Ça tombait bien, j’avais ce livre qui « trainait » dans ma PAL depuis les Imaginales 2012 donc bon il était tant de l’en sortir

J’ai aimé / J’ai adoré :
– Khalid et ses sempiternelles « Mon grand-père, il faisait des babouches… » suivi d’une phrase sur les babouches transposables à la vie, c’était la touche d’humour du livre.
– frissonner de peur en voyant les « monstres » même si c’est le coup des grandes et vilaines radiations (cf Je n’ai pas aimé)

Je n’ai pas aimé / J’ai détesté : 
– le manichéisme gros comme une maison du roman… En gros, on est dans un roman post-apocalyptique. Nos héros, ils sont gentils, ils ont la foi en l’humanité et tout ce qui va bien avec, mais malheureusement pour eux, 90% des gens qu’ils croisent (soit quand même pas tant que ça, sauf à la fin) c’est tous des gros méchants qui pensent qu’à leur gueule et ont des idées survivalistes ou alors ce sont des gros moutons qui suivent un mec pas net du tout qui se prend pour un presque dieu… mwéwéwé -_- …
– l’hypothèse des « pins anthropophages »… mwé… Une évolution aussi rapide d’un végétal aussi inoffensif (enfin pas pour mon pare-brise , oui la sève de pin, ça a du mal à partir évite de te garer en dessous >.< ) en une plante carnivore… Et la touche bonus… des pins qui poussent en une nuit grand comme un bon gros vieux pin, même si tu leur crames les aiguilles ou que tu les découpes violemment à la hache (oui n’oublions pas que c’est un post apo, donc plus d’essence ou peu), nan mais t’as déjà vu un pin dans la forêt mon coco? vu la taille, même du lierre ça pousse pas aussi vite -_- Tu me prendrais pas un peu pour n’importe quoi? Pardon, mais là, j’ai du mal, mais vraiment, à trouver ça crédible quelque part -_- Certes c’est un roman, c’est inventé, j’ai une imagination débordante, mais là ça veut vraiment pas.
– oh et puis… le coup des grandes et vilaines radiations… mais ça, ça marche que dans la bonne vieille SF d’avant la bombe nucléaire quand on avait vraiment peur de ce que ça pourrait créer… même si ok, ça fait des sacrés ravages… Franchement dans un roman actuel, les vilaines radiations de l’espace, ça fait tache
– l’amour à la chaîne… je m’explique… J’ai trouvé ça un peu (beaucoup) too much le coup du A est amoureuse de B qui est amoureux de C mais qui n’est plus là et D, le frère de B, il est amoureux de A… et au final personne ne voit qui est amoureux de qui… sauf à la fin -_- (oui lecteur, tu sais que je ne suis pas fan des romances, oui ça sonnait déjà romance en lisant la 4è, mais comme on dit, ya que les c**s qui changent pas alors des fois j’essaie, mais regarde, Saskia [fais gaffe c’est le T2], ya de la romance et c’est juste magnifique ^^)
– la difficulté de me faire une image de certains personnages… exemple avec Fanie… au début du livre on nous parle de jolie petite fée alors moi, je vois ça, puis on nous parle d’arc eurasien, là c’est la fille qui aime les cartes qui comprend pas… ah pis elle est jolie, elle fait femme (comprendre elle a des formes avantageuses la veinarde), puis enfin on apprend qu’elle a une chevelure noire comme un étendard et des yeux aux reflets fauves, puis on « l’insulte » d’être une mousmé (google m’a bien aidé), une chinetoque… ah bah oui mais là on a dépassé la moitié du livre et j’ai enfin plus ou moins une idée de la demoiselle… Ne parlons pas des garçons… Parce que Johan, c’est le mec en noir, en plus il est 2 dans sa tête, Théo c’est le grand militaire avec un regard de môme et Khalid c’est le maghrébin marrant (mwé…). Limite les « monstres » sont plus facilement imaginables -_-
– les répétitions… Pu….rée, j’ai compris que « A est amoureuse de B qui est amoureux de C », j’ai compris que Johan il est bizarre, j’ai compris que … ça devient lourd franchement pas la peine de nous le ressortir 25x

Je regrette :
– qu’on ne sente pas plus le froid, parce qu’on s’attend à frissonner, à avoir les membres engourdis avec les personnages… mais non en fait, pourtant il fait facile -40°C. Et puis les doudounes en mode bibendum ça n’a pas l’air de trop les gêner dans leur déplacement ou leur combat
– qu’on ne développe pas plus la Malesève (les pins dévoreurs). J’ai juste l’impression qu’elle est là pour décorer, certes, ça fait peur mais c’est pas hyper crédible… avec plus d’explications, peut-être que aurait pu être un peu plus crédible.
– la fin, enfin l’avant fin… avec un magnifique Deus ex Machina comme on en fait presque plus sauf que c’est pas un dieu c’est un, enfin il y a… qui fait… et puis  ya cette…, nan je vais pas le dire, ça va spoiler… mais là encore une fois j’ai envie de faire -_-

En conclusion,
Je partais plus ou moins à reculons avec ce livre, j’ai essayé de ne pas le juger trop vite… mais au final pas mal de choses ont fait que j’ai eu du mal, que ce soit au niveau des personnages, du manichéisme un peu trop radical (ok Johan il a une part sombre, on pourrait croire à un Terminator, mais bon… hormis lui…), des répétitions de situations…
Heureusement, ce qui a sauvé le navire, c’est que ça se laisse lire tout seul malgré l’épaisseur du bouquin.

D’autre avis chez Sia (qui comme moi n’a pas vraiment apprécié), Cajou (qui est un peu plus mitigé) et vous trouverez en fouillant sur la toile, des gens qui ont eu un véritable coup de cœur pour ce roman…