La Dernière Geste, Premier chant : Dans l’Ombre de Paris – Morgan of Glencoe

Synopsis : 
Depuis des siècles, les humains traitent les fées, dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux. 
Lorsque la princesse Yuri reçoit une lettre de son père lui enjoignant de quitter le Japon pour le rejoindre, elle s’empresse d’obéir. Mais à son arrivée, elle découvre avec stupeur qu’elle a été promise à l’héritier du trône de France ! Dès lors, sa vie semble toute tracée… jusqu’à ce qu’une femme lui propose un choix : rester et devenir ce que la société attend d’elle ou partir avec cette seule promesse : « on vous trouvera, et on vous aidera. » 
Et si ce « on » était la dernière personne que Yuri pouvait imaginer ?

Mon avis : 
Avec un synopsis pareil, j’étais plus qu’intriguée, un mélange entre France et Japon, des fées, une future héritière de France… Ça me faisait vraiment envie 🙂
Par contre, je tiens à la dire ici (et le répéter pour celleux qui me suivent sur les réseaux), je me suis bien faite avoir avec le nom de l’autrice parce que OUI c’est une autrice et Française de surcroît ! Alors que clairement, j’ai cru à un auteur anglosaxon 😮

Une uchronie-fantasy

On se retrouve donc dans un livre d’uchronie fantasy (hein quoi ? ), un fabuleux mélange de SF et de fantasy (pile ce que j’adore en ce moment en littérature 😉 ) On le comprend aisément dès le 1er chapitre mais aussi par de minuscules insinuations qui font tout le charme de ce monde : Paris, 1995, Lecteur Cassette (oui comme dans les Gardiens de la Galaxie), Royauté Française, Orient Express, mais aussi micro-cravate (oui un micro accroché à une cravate pas une toute mini cravate 😉 ), révolver, caméra de surveillance…
D’ailleurs on peut continuer sur l’uchronie en notant que le monde est divisé officiellement en 3 grandes puissances : Le Royaume de France (qui s’étend bien plus loin que la France 😉 ), l’Empire Japonais et Le Sultanat Ottoman (dont on entendra très peu parlé dans ce livre) et officieusement Keltia où Fées et Humains ont les mêmes droits. Keltia est donc officiellement une puissance inexistante et reniée par les 3 précédentes. Qui dit 3 empires, dit privilèges et inégalités. Ainsi comme on l’apprend en Histoire à l’école, seuls les riches ont accès à certaines choses, les autres doivent le mériter (et encore, il y aura toujours des différences), les humains sont d’ailleurs dit supérieurs, les fées ne sont que de vulgaires animaux (malgré une intelligence parfois hors du commun)…

Les lieux et les personnages, très succinctement

On y visite divers endroits comme Le Rail qui m’a fait rêvé et j’adorerai partir avec les Fourmis de la rame N°5 🙂 ou encore les Égouts et ses habitants m’ont paru 1000x plus intéressants que la ville en haut et bien entendu quelques lieux emblématiques de ce Paris Royaliste.

Évidemment, les différents personnages sont tous aussi intéressants, que ce soit Yuri que l’on suit principalement ou Bran et Ren qui m’ont fait rêvé de part leur nature de fées particulières et de nombreux autres personnages (fées ou humains) attachants, froids ou encore mystérieux dont certains que j’espère revoir par la suite.

Des critiques louables

J’ai vraiment apprécié les différents points sur la tolérance et le respect, pour ouvrir l’esprit de Yuri, qui a grandit dans une prison doré du fait de son statut de 3è femme la plus « puissante » du Japon. Point sur la place de la femme (n’est-elle pas l’égale de l’homme ? Sir Edward Longway fait plusieurs remarque assez amusante sur ce point, notamment lors de l’utilisation d’une arme à feu 😉 ), des fées qui malgré leur intégrations au sein des Fourmis ou des Rats sont toujours plus ou moins discriminées par leur différence même entres elles. Et enfin la tolérance sur la sexualité, l’amour, l’amitié. On y trouve aussi (enfin c’est ce que j’ai compris) une critique des autorités françaises qui dans ce roman sont facilement corruptibles et bien souvent inefficaces sauf sous la coupe d’un colonel japonais « rigide » et de son lieutenant hybride, et encore ^^’

Des petits points déplaisants (mais c’est bon je vais m’en remettre 😉 )

Toutefois, j’ai eu quelques minimes déceptions, notamment sur les passages en langues étrangère. J’ai pas un gros niveau en anglais, j’ai compris le plus gros mais j’étais ravie d’avoir un dictionnaire à porter de main pour m’aider.
Mais aussi sur la non identification du livre comme un tome 1. Bon ok, le titre avec son « Premier chant » le laisse entendre mais dans les 1ères pages (titre et tout ça 😉 ) il n’est nul part mention de 1er tome ou de suite possible, du coup la fin est très abrupte (et lecteurice, prépare tes mouchoirs ! )
Et Par Ana ! C’est QUOI cette fin ? Sérieusement, je m’attendais à une fin certes difficile à encaisser aux vues des évènements mais là, j’ai eu du mal vraiment… c’est dur de terminer comme ça ! Heureusement pour moi, la scène post-remerciements m’a (très légèrement) aidé à m’en remettre

En conclusion,
Dans ce roman, on y trouve tout pour en faire un bon livre, de l’action en veux-tu en voilà, mais juste ce qu’il faut avec des passages fabuleux, un passage « plus calme » pour apprendre à mieux découvrir nos personnages, une petite dose de magie pour faire rêver et des critiques sociétales juste ce qu’il faut pour que ça parle à la fois dans l’histoire mais aussi dans notre réalité 😉  
Ce premier roman / tome est une pure pépite et j’espère pouvoir lire la suite prochainement (on me dit dans l’oreillette que le 2 est en finition, le 3 en cours d’écriture et qu’on nous chuchote, qu’il y aurait 5 tomes 😮 )

D’autres avis chez : Elhyandra, Lilithérature,

Pour aller plus loin : FB de la saga

Psssst, ça rentre dans le challenge S4F3 😉

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Un éclat de givre – Estelle Faye

Synopsis :
Un siècle après l’Apocalypse. La Terre est un désert stérile, où seules quelques capitales ont survécu. Dont Paris.
Paris devenue ville-monstre, surpeuplée, foisonnante, étouffante, étrange et fantasmagorique. Ville-labyrinthe où de nouvelles Cours des Miracles côtoient les immeubles de l’Ancien Monde. Ville-sortilège où des hybrides sirènes nagent dans la piscine Molitor, où les jardins dénaturés dévorent parfois le promeneur imprudent et où, par les étés de canicule, résonne le chant des grillons morts. Là vit Chet, vingt-trois ans. Chet chante du jazz dans les caves, enquille les histoires d’amour foireuses, et les jobs plus ou moins légaux, pour boucler des fins de mois difficiles.
Aussi, quand un beau gosse aux yeux fauves lui propose une mission bien payée, il accepte sans trop de difficultés. Sans se douter que cette quête va l’entraîner plus loin qu’il n’est jamais allé, et lier son sort à celui de la ville, bien plus qu’il ne l’aurait cru.

Mon avis :
Après avoir découvert l’auteure dans des nouvelles, puis dans des romans plus jeunesse (La Voie des Oracles), et après avoir discuté avec elle lors de salons ou lors du « mois de… », elle m’a convaincu de me lancer dans ses écrits « adultes » (et puis bon avec un titre pareil, une couverture pareille, clairement, ça me faisait de l’œil 😉 )

J’ai aimé / J’ai adoré :
– Chet. Alors oui c’est facile d’apprécier le personnage principal, mais zut ! Au 1er chapitre, il m’a intrigué (je pense que la tournure du chapitre est faite pour ^^ ). Ensuite, il y a eu comme un crush entre lui et moi (même s’il ne le sait pas 😛 ) Ses conquêtes me faisaient sourire, ses peines me faisaient aussi de la peine, son « androgynité » m’intriguait… Alors certes, je n’étais pas lui mais j’ai aimé l’accompagner dans toute cette histoire. J’ai eu un vrai coup de cœur pour lui.
– Ce Paris. Je ne suis pas parisienne (ça me gène, ça me gène ♫ ) du coup, j’ai parfois été un peu perdu géographiquement et puis zut ! Mais j’ai aimé le voir comme il n’est pas, j’ai aimé ce Paris post apo à cheval entre le Paris d’aujourd’hui et un Paris du futur qui ressemble à un Paris du XVIIè, ce Paris envahit par tout ce qui peut l’envahir… humain, animal, végétal, hybride…

Je n’ai pas aimé / J’ai détesté :

Je regrette :

En Conclusion,
Une lecture très agréable, j’apprécie de plus en plus la plume de l’autrice (oui je vais m’y mettre aussi à utiliser le bon mot 😉 ) que ce soit version « adulte » ou version « jeunesse ». Estelle Faye arrive à nous faire voyager, sourire et même pleurer avec sa plume (et elle a une sacrée tchatche sur les salons, c’est super sympa, n’hésitez pas à aller discuter avec 😉 )

 

P.S. : Cette chronique est « un peu inachevée », je l’ai laissé un peu trop trainé, je ne prends pas de notes, donc j’oublie certains détails mais le souvenir de cette lecture de début d’année méritait que j’en parle même juste un peu tellement je l’ai apprécié 😉

D’autres avis chez : Blackwolf, Le Naufragé, MarieJuliet, Jae_Lou, Lune, Cornwall