Chaman – Maxence Fermine

Synopsis :
Le jour où Richard Adam comprit qu’il n’avait qu’une vie, il n’avait jamais été si proche du ciel. Et pour cause. Il se tenait en équilibre sur une poutrelle d’acier, à près de soixante mètres de hauteur. Parvenu au bout de son perchoir, il s’arrêta, retint son souffle, et contempla une dernière fois le paysage qui s’offrait à lui, telle une flaque d’or blanc. Il pensa que la vue était sublime, et la vie, terriblement fragile. Un souffle de vent, un faux pas, et il disparaîtrait à jamais. Il s’envolerait tel un oiseau dans les nuées.
Il n’avait jamais été vraiment sujet au vertige. Jusqu’à aujourd’hui.

Mon avis
J’apprécie particulièrement la plume de cet auteur, ce livre se veut dans la lignée de Zen qui portait terriblement bien son titre. J’avais donc hâte de découvrir un livre proche de Zen mais dans un univers amérindien.

J’ai aimé / J’ai adoré : 
– le couverture, qui rappelle celle de Zen, publié il y a 2 ans tout en nous « dévoilant » le changement de continent
– les citations / proverbes en début de chaque chapitre. Ne connaissant pas la culture amérindienne (autrement que par le biais des colons et encore sur la base), j’ai trouvé ça intéressant.
– retrouvé la plume de l’auteur qui est toujours aussi agréable à lire.
– la fin qui sonne assez fantastique. C’est ça qui est toujours sympa avec Maxence Fermine. On lit un livre « contemporain » mais avec une légère touche de magie/de fantastique

Je n’ai pas aimé / J’ai détesté : 

Je regrette : 
– la « première partie », je sais qu’elle est nécessaire mais je l’ai trouvé un peu longue à se mettre en place, j’aurais préféré passer plus de temps dans la réserve pour que la partie « quête initiatique » soit encore plus développée. En effet, même si tout « coule de source », j’ai trouvé que cette partie allait trop vite, je n’ai pas pu profiter au maximum de chaque instant avec Richard Adam « l’indien »

En conclusion, 
Même si sur ce livre, j’ai apprécié retrouvé la plume de Maxence Fermine, j’ai été légèrement déçue de ce court roman qui m’a laissé un goût de pas assez malgré les « promesses » qu’il tenait.

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Fêlures – Rozenn Illiano

Synopsis :
Ce n’est pas tant la nostalgie qui guide ces mots, mais bien quelque chose qui s’apparente plus à une blessure ancienne, de celles qui s’imposent à vous dès que le temps change, qui font vriller vos os sous l’humidité de l’air ou la tension des tempêtes. Je crois que c’est pour cela que je guette, à la fin de l’été, le moment où les journées raccourcissent. Parce que le jour se couche tôt, parce que la nuit s’empare du paysage alors que le soir n’a pas encore sonné. Un rythme d’ailleurs, un rythme d’autrefois posé sur les méridiens du Pacifique. Si j’attends la venue de l’automne et la promesse de l’hiver, c’est pour rejeter en bloc la chaleur et le soleil. Pour noyer dans le froid ces souvenirs doux-amers de jour mourant, de montagnes baignées d’orage. — La Boussole
Huit nouvelles parcourues de failles et de rêves sans issue, d’inévitables séparations et de retrouvailles au pied des tombes.

Mon avis :

Echos du Froid
Comment mieux commencé un recueil… une nouvelle basée sur le VRAI conte de la Reine des Neiges (qui accessoirement est un de mes contes préférés). On se retrouve donc avec une sorte de suite à ce conte… qui ne finit pas comme on le souhaiterait (c’est pas toujours, tout beau tout rose ! ) mais qui reste une jolie entrée en matière dans ce recueil !

Poe
J’avais déjà lu cette nouvelle il y a un moment (elle fut dispo seule et gratuitement), je l’avais beaucoup apprécié et la relire m’a bien plu. L’histoire basée sur une histoire vraie, m’a touché. J’ai aimé suivre les quelques moments de l’admirateur de Poe.

Le Corbeau et l’écrivain
Une nouvelle en rapport direct avec Poe cette fois. Une nouvelle très bien écrite sur la folie, la dépression de Poe

Amélia des Tours
Encore des corbeaux, j’ai l’impression qu’ils sont le fil conducteur de ce recueil. Une nouvelle qui nous ouvre un univers qui promet et que j’espère retrouver dans d’autres écrits de l’auteur. Même si cette nouvelle m’a semblé pleine de mélancolie, elle s’ouvre sur un monde différent qui n’attend que d’être découvert.

L’attrape-rêves – Un parfum de pluie et de rouille – La Boussole
Une nouvelle en 3 parties. La première partie m’a bien plu, la seconde aussi et la dernière m’a dérouté. On découvre « Lili » une jeune femme hantée par les rêves des gens mais aussi les siens au point que dormir devient un calvaire / une épreuve.

Souvenirs d’encre
Encore un nouvel univers, loin des corbeaux cette fois-ci. Un univers que je ne demande qu’à découvrir aussi, avec un Oxyde qui m’a largement fait penser à cette demoiselle. Une nouvelle qui m’a beaucoup plu.

En conclusion, 
La dernière page de ce recueil m’a rappelé où j’avais déjà lu certaines nouvelles. En effet, plusieurs d’entre elle ne m’était pas inconnu.
Ce fut donc un plaisir de relire les nouvelles (surement améliorée et dont certains titres ont changé) présentent dans Le rêve du prunellier lu en 2013, tout comme d’en découvrir de nouvelles.
J’apprécie toujours autant l’univers fantastique de Rozenn (et pourtant je ne suis pas une fan de ce genre 😉 comme quoi 😉 )

 

Pour aller plus loin :
Le site de Rozenn Illiano
Articles associés
Le Rêve du Prunellier
Notre Dame de la Mer

  • Au Cœur de la Neige

    484 p

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