Érèbe – Rozenn Illiano

Synopsis :
Un château pris dans la glace, un monde féerique couvert de neige, un ami rien qu’à elle… Et si le rêve n’était en réalité qu’un cauchemar ?
Paris, 1888. Jeune fille de bonne famille, avide de liberté, Lisbeth se sent piégée dans une vie dont elle ne veut pas. Sa mère est morte quand elle était enfant, son père est froid et autoritaire, une étrange malédiction accable sa famille depuis toujours…
Alors que l’automne s’installe, des songes enchanteurs troublent son morne quotidien : elle entre dans un monde envahi par l’hiver éternel, un ailleurs où trône un splendide château blanc peuplé d’un unique habitant, Elliot, qui lui en apprend plus sur son pouvoir naissant, celui des rêves. Ainsi, chaque nuit, ils explorent Érèbe et ses merveilles, comme dans un conte de fées.
Mais les contes de fées, tout comme les rêves, peuvent vite tourner au cauchemar, et les malédictions rattrapent toujours ceux qui cherchent à les fuir…

Des rêves mystérieux, des secrets de famille, une romance fantastique, un affrontement millénaire… Entrez à Érèbe !

Mon avis
J’ai déjà lu un livre de Rozenn cette année (enfin c’était un peu court 😛 ) et voilà qu’Érèbe m’a appelé ! Sérieusement ! Les Marcheurs de Rêves sont « mes préférés » de l’univers du Grand Projet, ajoutons à ça la mention d’hiver éternel… c’est bon ! Ce livre était bien pour moi 😀

Un décor magnifique !
Érèbe, le monde d’Érèbe, ce monde du Vide, c’est avant tout un décor magnifique dans ce qu’on construit Eliott et Lisbeth ! L’autrice a réussi à retranscrire un monde magique tout en nuances de blanc (si si c’est possible), et si, comme moi, vous appréciez les charmes de l’hiver, vous pourrez aller jusqu’à sentir cette odeur, caractéristique du froid, de l’hiver glacé.

Un air de Roméo et Juliette
Oui, bon d’accord, en vous disant ça, je résume une grande partie de l’histoire. Sauf que l’histoire entre Lisbeth et Elliot est un peu plus complexe que la tragédie de Shakespeare.
L’histoire qui s’écrit entre Lisbeth et Eliott est vraiment belle et difficile… D’une part parce que Lisbeth ne sait rien de ce qu’elle est et qu’elle est sous la coupe d’un père difficile auquel elle ne peut se confier, d’autre part parce que l’histoire des deux familles s’étale sur des siècles de mésentente.
Toutefois, n’ayez pas peur de pousser votre lecture jusqu’au bout pour en comprendre tous les tenants et aboutissements !

Un pièce du Grand Projet… ou pas !
Comme toujours, avec Rozenn Illiano, il y a ce tour de force impressionnant qui fait que si on ne connait rien du Grand Projet, on peut lire ce livre sans problème (Et je vous le conseille fortement). Et si on le connait, qu’on y a déjà gouté, on peut s’amuser à chercher des références de-ci, de-là pour essayer de relier les pièces d’un puzzle aussi grand que l’Univers

En conclusion,
Érèbe est un roman qui m’a touché, qui m’a fait rêvé et que je n’avais pas envie de quitter. Ce monde du Vide m’a happé, tout comme l’histoire de Lisbeth et Eliott, de leurs familles maudites et de leur histoire commune. Si vous cherchez un livre pour un temps glacial, n’hésitez pas à vous lancer dans ce roman !

Une magnifique couverture par Coliandre !

Pour aller plus loin : Le site de l’autrice, Erèbe sur Onirography, Une ITW récente de l’autrice
D’autres avis chez : Mes Reflets SF, Tigris Leonum, Tasse de thé et Pile de Livres, L’ourse bibliophile
D’autres articles dans le même univers : Midnight City, Le Rêve du Prunellier, Le Phare au Corbeau

Widjigo – Estelle Faye

Synopsis :
En 1793, Jean Verdier,  un jeune soldat de la République est envoyé avec son régiment sur les côtes de la Basse-Bretagne pour capturer un noble, Justinien de Salers, qui se cache dans une vieille forteresse en ruines en bord de mer. Alors que l’équipée tente de rejoindre le donjon ceint par les eaux, un coup de feu retentit et une voix intime à Jean d’entrer. A l’intérieur, le vieux noble passe un marché avec le jeune soldat : il acceptera de le suivre quand il lui aura conté son histoire. Celle d’un naufrage, sur l’île de Terre-Neuve, quarante ans plus tôt. Celle d’une lutte pour la survie dans une nature hostile et froide, où la solitude et la faim peuvent engendrer des monstres…

Mon avis
Voilà un livre qui m’est tombé dessus… un livre d’Estelle Faye, on ne laisse pas passer ça ! Je sais que le mois d’octobre à tirer sa révérence, mais c’était le livre parfait pour un mois d’octobre (et de novembre si vous souhaitez prolonger l’ambiance d’Halloween)
Trigger Warning : Ayez les tripes accrochées ! J’ai mis un moment à le lire pour « digérer » les scènes assez … enfin voilà

Un cadre propice aux frissons
Ce roman commence lors d’un soir de grosse tempête sur une presqu’île bretonne et nous mène dans un passé encore plus effrayant où temps humide, brume constante et hiver sont de mise. Ajoutez à ça un gros naufrage, un jeune noble (légèrement) en manque et une bande d’inconnus aux profils variés.

Un véritable carnage
Widjigo rappelle le Wendigo, un esprit / une créature maligne issu de la culture des natifs amérindiens et bien je peux vous dire que le Widjigo de ce livre n’est pas un tendre…
Les pertes s’enchainent sans qu’on comprenne réellement ce qui se passe… Une longue histoire de culpabilité, de vengeance et de justice.

Une plume à tomber
Le truc bien avec Estelle Faye c’est que quelque soit le sujet, on sait qu’on va être transporté ! Ici dans ce monde réel teinté de fantastique, on est bien pris aux tripes.

Conclusion,
Widjigo est un livre qui fait peur (mais pas comme des trucs méga gore, même si ok, ya des passages…), qui vous retourne, vous prend aux tripes et vous fait réfléchir… Le Widjigo n’est pas qu’une simple créature effrayante !

Regardez moi cette couverture d’Aurélien Police !

D’autres avis chez : Célinedanae, Dup, …
Pour aller plus loin : Un article chez Albin Michel Imaginaire,