Testament, tome 3 : Humain•e•s trop humain•e•s – Jeanne-A Debats

Synopsis :
Je m’appelle Agnès Cleyre et je suis une sorcière. Une vraie cette fois. Ignorée durant toute mon existence par mes consœurs, voilà que la Grande Mère a enfin décidé de m’intégrer dans un convent. Mais pas le temps de m’interroger sur cet étrange revirement de situation. Au même moment, tous les vampires du Cénacle Majeur viennent de périr dans un mystérieux attentat, laissant à l’étude notariale de mon oncle la délicate question de la succession à régler et la garde d’un étrange coffre qui attire bien des convoitises. Serait-ce à cause de lui d’ailleurs qu’une pieuvre géante de l’espace s’est mise en tête de nous rayer de la surface de la Terre ?
Ma parole, tout l’AlterMonde semble devenir fou au même moment. Il ne manquerait plus que la fin du monde…

Mon avis :
Voilà une série qui n’aura vraiment pas traîner ! Ce fut un plaisir de lire une série qui change et aussi bien foutue, mais je suis aussi triste de savoir que j’ai tourné la dernière page de cette série.

Des personnages inclusifs

On retrouve nos personnages favoris très peu de temps après la fin du second tome (pas d’ellipse temporelle comme entre le tome 1 et 2). Mais Agnès est enfin reconnue comme une sorcière (je ne spoile pas, c’est noté dans la 4è) et se retrouve donc avec 2 acolytes, elles aussi sorcières longtemps ignorées car « marginales » ( sorcière trans et/ou issue des minorités ethniques) mais aussi un familier +/- choisi auquel elle est allergique… (nan mais sérieux Agnès, tu pouvais pas prendre un poisson rouge 😛 ) mais super attachiant 😉 et enfin, une drôle d’épée un relou aussi !
On y croise aussi une énorme pieuvre galactique (c’est même pas Chtulhu ! ) qui à l’air de s’y connaitre en inclusif mais aussi un personnage assez étrange qui est le « tout » donc à la fois masculin et féminin mais qui accepte qu’on le désigne en tant que il ou elle.

Des différences de tons et de point de vue

Ce tome est toutefois un peu différent des 2 précédents. En effet, on retrouve, intercaler entre ce que nous conte Agnès, des bouts de Carnets de vie de Navarre… Plus particulièrement, un passage assez précis de sa vie ayant lieu avant même les évènements de Métaphysique du Vampire (lien de ma chronique en fin d’article) et qui va se recouper avec l’intrigue de ce tome. *soupirs* Ce que j’ai aimé retrouvé le point de vue de Navarre (et ces notes aussi 😛 ) !
Différent aussi car, même si l’humour est toujours présent, ce tome final ce fait aussi plus sérieux, plus revendicatif, plus plein de rage (ça tombe bien, il en faut pour se battre contre l’espèce de pieuvre géante).

 

Des conclusions

La fin du second tome peut donner un petit indice sur la fin de ce tome-ci, mais en même temps à force de cotoyer nos amis de l’Étude, on peut se douter que ça pourrait terminer comme ça (enfin sans les détails 😉 )
On découvre aussi ENFIN les origines d’Agnès, sa vraie origines, celle qui nous explique qui elle est vraiment.
Et on termine cette trilogie par une conclusion qui ferme définitivement ces 3 aventures avec Agnès et l’AlterMonde et ce ne fut pas sans un petit pincement au cœur pour ma part car j’ai vraiment beaucoup apprécié cette trilogie.

 

En conclusion,
Un tome un peu différent des 2 précédents, plein de références cachées ou pas par-ci par-là, un tome plein de verve mais tout en ayant un discours engagé sur l’inclusion, l’équité, l’égalité …
Un vrai petit bonheur à lire

Lectures associées : Tome 1, tome 2, Métaphysique du Vampire
D’autres avis chez : MarieJuliet, BlackWolf, …
Pour aller plus loin : un extrait ? c’est sur la page du livre chez l’éditeur 😉

Mémoires, par Lady Trent, tome 2 : Le Tropique des Serpents – Marie Brennan

Synopsis :
« Bien que peu de gens soient assez âgés pour s’en souvenir, et encore moins assez impolis pour en parler, je fus autrefois vilipendée dans les feuilles à scandales. […] C’est à cette époque de mon existence que je fus accusée de fornication, de haute trahison et d’être la plus mauvaise mère de tout le Scirland. C’est plus que la plupart des femmes peuvent réaliser en l’espace d’une vie et j’admets que j’éprouve une sorte de fierté perverse à y être parvenue.
Ce livre est également, bien entendu, le récit de mon expédition en Érigie. Les avertissements de ma première préface s’appliquent toujours : si les descriptions d’actions violentes, de maladies, de mets étrangers au palais des habitants du Scirland, de religions étranges, de nudité en public ou de gaffes diplomatiques idiotes sont susceptibles de vous gêner, fermez ce livre et passez à quelque chose de plus plaisant.
Mais je peux vous assurer que j’ai survécu à tous ces événements ; il est donc probable que vous survivrez à leur lecture. »

Mon Avis : 
J’avais gardé un bon souvenir du 1er tome et voilà un moment que je l’avais déjà lu, j’ai donc eu envie de retrouver les aventures palpitantes de Lady Trent.

Un livre un peu moins croustillant selon moi

Clairement, j’avais envie de retrouver le côté « délicieux » que j’avais trouvé au tome 1 (lien en fin d’article), mais j’avoue ne pas l’avoir retrouver de la même façon.
En effet, les évènements du tome 1 font qu’on ne peut retrouver ces moments dans le tome 2. Toutefois on retrouve quelques autres moments délectables puisque Lady Trent est à elle seule un nid à embrouille (pour rester polie ^^’ ) et n’est pas toujours très à l’aise dans les convenances dues à son rang et ça, ça reste vraiment un truc amusant 🙂 Même si ces fameuses convenances sont clairement inutiles dans l’Enfer Vert

Les Dragons à l’écart, les relations humaines avant tout

J’ai trouvé fort peu présent les dragons (et associés) dans ce tome. En effet, on les voit rarement et ils sont peu étudiés même si on a la chance d’avoir quelques jolies illustrations de ceux-ci.
Il faut dire aussi que les lieux s’y prêtent peu. C’est alors que les relations humaines avec les locaux sont plus travaillés. Ainsi Lady Trent et ses compagne/ons, sont immergés dans un monde à part… qui m’a clairement fait pensé à un long épisode de Rendez-Vous en Terre Inconnue (l’ancienne version, pas la nouvelle 😉 ) et j’ai beaucoup apprécié qu’iels se plient aux diverses coutumes, qu’ils participent à la vie des campements, certes pour arriver à leur fins mais pour s’intégrer un minimum quand même.

Des Tabous et des Réflexions

Il y a tout un chapitre où il est question d’un « tabou » bien féminin, osons le mot : les menstruations… Pour rappel, nous sommes dans une époque similaire à l’époque victorienne et même en 2019 de toute façon, la vue d’une vulve (cf la dernière pub de Nana [j’suis trop gentille c’est la version longue 😉 ]) ou la vue du sang menstruel reste encore un certain tabou. Donc là, j’ai apprécié ce sujet. Voir comment Lady Trent traite ça, et comment on traite ça dans le pays où elle va… Bon « Spoiler », on met les femmes à l’écart… Pour Lady Trent c’est casse pied, mais pour les femmes bien loties ce sont des vacances, pas dit que ça soit le cas de toutes…
Il y a aussi toutes les réflexions sur la religion / les croyances. Lady Trent n’est pas athée ou agnostique mais elle n’est pas très pratiquante. Elle remet en question sa vision des choses dans le monde qu’elle découvre et se rend compte par certains points que les croyances peuvent se rejoindre.

En conclusion,
Un second tome que j’ai trouvé intéressant mais un peu en dessous du 1er qui m’avait vraiment diverti au plus haut point. Toutefois je suis curieuse de connaitre la suite donc je continuerai cette série, mais sans doute avec un peu moins d’enthousiasme

Lecture associée : Tome 1
Pour aller plus loin : un extrait