La Longue Nuit – David Moitet

Synopsis :
Mira a un rêve : devenir la première femme enquêtrice du royaume. Mais pour cela, elle doit réussir l’épreuve de la longue nuit, un rite qui permet à chacun de gagner sa place dans la société. L’enjeu est de survivre une nuit entière dans la forêt interdite et de trouver une fleur de Lune… Mira n’est pas au bout de ses surprises, car les secrets de la forêt vont bien au-delà de cette terrible initiation.

Mon avis :
J’avais beaucoup apprécié RC 2722 de ce même auteur, j’avais donc hâte de découvrir un autre livre. Et la 4è de ce nouveau livre (même si elle parait assez classique) a su m’intriguer

Des personnages humains mais pas que
Les personnages de cet univers sont particuliers. Ils m’ont fait pensé à certains personnages de Sweet Tooth. C’est d’ailleurs assez perturbant d’imaginer un « homme éléphant » ou une « femme antilope » car les descriptions sont assez pauvres sur ce point. On ne sait pas comment les animaux sont devenus les ancêtres de ces humanoïdes qui ont gardé quelques caractéristiques animales. D’ailleurs il y a globalement peu de description dans le roman.

Un monde dichotomique
Le monde de ce livre est divisé en 2 parties. D’un côté, les Herbivores, de l’autre les Carnivores (qui ne feront qu’une petite incursion, certes importante pour l’intrigue, dans le roman). Chez les Herbivores, tout est carré, tout est ordonné grâce à la Longue Nuit… mais Mira va découvrir ce qui se cache derrière tout ça et c’est loin d’être du joli-joli !
Mira issue de la haute société et 1ère femme à entrer dans la Police du Roi va vite découvrir que le monde dans lequel elle vit est loin d’être paisible.

Plusieurs points de vue
Le roman est principalement du point de vue de Mira, avec toutefois quelques incursions bienvenues dans le point de vue d’autres personnages plus ou moins clé, mais qui feront avancé l’intrigue dans tous les cas. J’aurais apprécié un peu plus de ces points de vue ou au moins remettre un peu mieux en place certains personnages (surtout ceux dont on a que une ou deux visions du monde de leur part).

En conclusion,
Un roman où il faut mener l’enquête au côté de Mira, qui découvre les inégalités et ce que son peuple a fait pour garder la paix. Un roman où on nous parle d’inégalité des classes mais aussi de genre, de façon un peu simpliste mais l’effort est fait. La lecture de ce roman reste tout de même agréable.

Livre disponible en papier ou en numérique…. et un petit extrait 😉

L’arpenteuse de rêves – Estelle Faye

Synopsis :
Myri est une Arpenteuse, elle a le pouvoir de s’immiscer dans les rêves des autres. Ce pouvoir est aussi une malédiction qui a causé la mort de sa jeune sœur, quelques années auparavant. Depuis, Myri se tient à l’écart des rêves grâce à la nerfolia, une plante interdite.
Mais dans le royaume de Claren, quand on est une habitante de la ville basse, on n’échappe pas facilement à son destin. Une pollution inquiétante se répand autour des ateliers, le long du fleuve. Elle coïncide avec l’apparition d’étranges fantômes qui s’introduisent dans les rêves et les transforment en cauchemars. Alors, quand le petit Miracle est à son tour frappé par le Mal des fantômes, Myri n’a pas d’autre choix que de redevenir une Arpenteuse.

Mon Avis
J’ai enfin terminé mon 1er livre de l’année ! J’aurais mis un peu de temps… J’avais commencé Les Contes Détraqués, mais malgré un roman court et jeunesse, je n’ai pas accroché, j’ai tenu jusqu’à la moitié du livre mais ça ne voulait pas coller ! Je me suis donc dirigée vers une valeur sure pour reprendre la lecture sur de bonne base ! En plus, si vous ne le savez pas (encore), j’apprécie fortement « l’oniro-punk » / fantasy onirique, en plus d’apprécier fortement les écrits d’Estelle Faye !

Des personnages riches
Myri est notre personnage principale. La vie ne l’a pas épargnée. En plus, elle est Arpenteuse mais est mal née, elle ne doit pas se faire prendre (son don est normalement un privilège), mais son don est différent des autres… Toutefois, malgré le sort qui s’est acharné sur notre jeune Arpenteuse, Myri s’est construit une famille éclectique mais attachante.
La famille de Myri commence par Riod, un triton, même sil n’est pas entièrement intégré au départ à la famille, du fait de sa condition de… triton.
On retrouve aussi Colombe, une jeune fille muette, excellente jardinière et sans doute la personne la plus raisonnée.
On craquera aussi pour le très jeune Miracle, bébé/bambin adopté par la maisonnée alors qu’il n’était qu’un nourrisson.
Armand et Lelio m’ont aussi beaucoup plu.

Un univers classique
On retrouve dans ce livre, un univers assez « classique » de la fantasy avec, Claren, une cité-royaume sous forme de colline. On découvre la pègre dans la pollution qui habite les bas fonds proches du fleuve. Les riches et privilégiés (mais pas toujours des plus sympathiques) vivent dans des palais propres en haut de la colline.

Une réflexion écologique et sociale
Tout au long de l’intrigue, un message écologique mais aussi social passe discrètement.
En effet, qui pollue ? Selon les privilégiés, ce sont les pauvres… sauf que les pauvres ne font que travailler, sans contrepartie…, pour que les riches puissent continuer d’avoir leur privilèges en toute insouciance !
Idem pour le mal des Fantômes.

En conclusion,
Ce livre est une petite pépite… Déjà regardez moi cette couverture ! Ensuite, on est, comme toujours, happé par la plume d’Estelle Faye (lisez Estelle Faye, c’est d’la bonne ! ) Ce livre est à glisser dans les mains de jeunes lecteurs (à partir de 9-10ans) pour partir dans un monde plein de rêves à réaliser.

Pour aller plus loin : un extrait du livre, Le site de l’autrice
D’Autres avis chez : Phooka, Les Lectures de Mylène, Elessar
De la même autrice sur le blog : Widjigo, Porcelaine, Un Reflet de Lune, La Voix des Oracles : tome 1, tome 2, tome 3