La Machine de Léandre – Alex Evans

Synopsis :
Constance Agdal, excentrique professeur de sciences magiques, n’aspire qu’à une chose : se consacrer à ses recherches et oublier son passé. Malheureusement, son collègue disparaît alors qu’il travaillait sur une machine légendaire. La jeune femme le remplace au pied levé et fait la connaissance de Philidor Magnus, un inventeur aussi séduisant qu’énigmatique. Bientôt, une redoutable tueuse et un excentrique et un richissime industriel s’intéressent à ses travaux, sans oublier son assistant qui multiplie les maladresses et un incube envahissant…

Mon avis :

J’ai pas mal entendu parlé de Sorcières Associées, le 1er tome d’une série de la même autrice et dans le même univers. Mais du coup me plonger dans un court roman dans le même monde mais un peu avant la série m’a permis de « goûter » avant de tenter 😉

La Machine de Léandre

J’ai vraiment apprécié suivre Constance, une jeune femme, enfin une sorcière qui ne s’assume pas, décrite comme pas très jolie et à fond dans ses recherches expérimentales (elle m’a un peu fait penser à un mix entre Amy et Bernadette de TBBT 😅). Peu d’autres personnages sont développés pour faire la part belle à Constance, on y croise toutefois un savant fou multiséculaire, une amie d’université, un incube intéressant et d’autres menu personnage.

Les lieux sont intéressants, un monde qui me fait assez penser à la France lors de la Révolution Industrielle (donc un environnement divinement steampunk) et une division Nord Sud tout à fait courante même si pour une fois le Sud n’est pas « arriéré » juste déjà en avance magicalement parlant 😉

On suit donc Constance qui ne fait que d’être embêté dans ses travaux qui (pour moi) n’ont pas l’air super passionnant alors que l’aventure qu’elle va vivre est un millier de fois plus intéressante 🙂 L’univers Steampunk à souhait m’a emporté dans cette petite lecture.

La Chasseuse de Livre, un bonus 😉 

La Machine de Léandre est suivi aussi d’une Nouvelle : La Chasseuse de Livre.
On y croise une jeune femme mise au placard qui ne rêve que d’être une sorte de Lara Croft chasseuse de livres… ce qui finit par arriver (bon pour le côté Lara Croft, on repassera 😉 )

Encore une petite pointe de féminisme

Comme les nombreux livres que j’ai lu dernièrement, on y cause de la place de la femme dans la société trop souvent patriarcale et donc de l’injustice qu’elles vivent. Dans les 2 histoires, ce sont deux universitaires, mises plus ou moins de côté alors qu’elles sont brillantes. Les raisons sont simples, ce sont des femmes… Jalousie, peur de perdre la face… Bref, un peu le genre de « sois belle et tais toi » qu’on ne voudrait plus entendre de nos jours.

En conclusion, 
Deux histoires riches en évènements qui m’ont bien diverties, dans un univers sympathique très steampunk magique que j’apprécierais de découvrir un peu plus, pour savoir ce qu’il advient des connaissances acquises par Constance 😉

 

Pour aller plus loin : Le site de l’autrice,

D’autres avis chez : OmbreBones,

Et pssst, il rentre aussi dans le challenge S4F3 et ça sera ma dernière chronique 😉
Je m’en suis finalement pas si mal sortie pour un challenge où j’espérais tout juste une lecture 😉

18.01.16 – Rozenn Illiano

Synopsis : 
Les signes l’annoncent depuis longtemps. La mécanique du monde qui tourne, s’accélère, s’emballe… Elle exacerbe les pouvoirs des clairvoyants, efface les mondes voisins du nôtre, affole la société tout entière. Peut-être l’éprouvons-nous aussi, comme de l’électricité dans l’air, une nervosité latente.
Certains, d’ailleurs, l’ont prédite. Voyants et oniromanciens, immortels, artistes, scientifiques, ils la pressentent sans parvenir à mettre de mot dessus. Une Apocalypse, une Révélation peut-être, ou la destruction pure et simple. Nous ne saurons que le jour venu, ce jour prophétisé des centaines d’années avant nous, une simple date, quelques chiffres à la signification perdue…
Six histoires à conter avant la fin du monde, pour en découvrir les acteurs et les spectateurs, les secrets et les cauchemars…

Mon avis : 
J’ai « toujours » un livre de Rozenn Illiano dans ma PAL (enfin ça c’était jusqu’à ce que je termine celui-ci). J’aime son univers fantastique et c’est un des rarissimes cas de fantastique que j’aime vraiment très très fort [non je ne fais pas de la lèche ! ] Ce recueil traînait donc depuis un moment dans ma PAL et la venue prochaine de son roman publié chez Critic me l’a rappelé et j’ai donc décidé de me lancer 🙂

Une grande nouvelle :
Une nouvelle qui m’a fait grandement sourire vu l’ampleur de la nouvelle tout en me laissant un gout de « et si c’était vrai ?  » 😉

Burn the Witch // Dialogue avec les ombres
Ces deux nouvelles sont reliés par Cécilia / Francesca. Cette dernière s’est faite viré de chez elle par un père qui parait tyrannique. Elle se découvre être une sorcière et va devoir apprendre à vivre avec grâce à Hazel puis Côme…
Dans la seconde nouvelle, Oxyde est évoqué et comme lors de ma dernière rencontre avec lui il me parait toujours aussi mystérieux et l’envie de manque pas de le découvrir encore plus.

Dans le Verre
Une nouvelle prenante qui parle de comment une photographe en herbe et sa mère photographe confirmée voient la photographie. Une histoire d’amour caché sous tout ça, une histoire de vision, d’âmes emprisonnés… Une histoire courte mais fascinante

Les Archivistes
Encore un nouvel univers, j’ai vraiment apprécié découvrir le Cercle et les archivistes. J’ai vraiment apprécie découvrir ces immortels, un aperçu de leur vie. Je sais que cette nouvelle se mèle au roman/l’univers d’ Elisabeta (que je n’ai pas encore lu). Toutefois j’ai aimé qu’on puisse la lire indépendemment (d’ailleurs je remercie tous les auteurs et toutes les autrices qui savent écrire des nouvelles ou des romans dans des univers vaste sans que l’on est l’impression de manquer de repère si on n’a pas tout lu ! )

La Balade des marcheurs de rêves
Une nouvelle qui a fait écho à une triple nouvelle lue dans un précédent recueil, j’ai aimé retrouvé un personnage que je connais, découvrir une nouvelle facette de sa vie faite des rêves des autres et ça me donne envie d’en savoir encore plus

En conclusion,
En apparence, les nouvelles n’ont pas vraiment de lien, j’ai d’ailleurs été troublé entre la 1ère et la seconde nouvelle tant l’univers parait différent. Toutefois dans une « postface » Rozenn nous indique qu’elles ont toute un lien plus ou moins étroit. En effet, le lien entre Les Archivistes et La Balade des Marcheurs de Rêves se fait assez facilement lors de leur lecture même si les univers paraissent éloignés.
Comme toujours, j’apprécie autant la plume de Rozenn Illiano. Son univers si vaste qu’il permet d’explorer. Et je crois que j’aime de plus en plus ce genre d’univers 😀

Pour aller plus loin : le WattPad de l’autrice, Onirography (site/blog)
D’autres avis liés sur le blog : Fêlures, Notre Dame de la Mer, Le Rêve du Prunellier , Le Chat qui avait peur des ombres

Psssst, une seconde lecture pour le S4F3 😀