La ville sans vent, tome 1 – Eleonore Devillepoix

Synopsis : 
A dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d ‘Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ça tombe bien, elle a tendance à les déclencher…
Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé.
Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.

Mon avis :
Voilà un moment qu’un livre ne m’avait pas tapé dans l’œil grâce à sa couverture. Ensuite le titre puis le pitch m’ont bien intéressé et je me suis laissée emportée dans Hyperborée et ses intrigues.

Un nouveau monde magique
Dans La Ville Sans Vent, on découvre un nouvel univers avec une magie assez simple basée sur des glyphes et un peu de magie innée. On passe la majeure partie de ce tome (j’ai cru comprendre que c’était un dyptique 😉 ) à Hyperborée, la ville sans vent (ce détail est très important pour l’intrigue 😉 ). Cette ville close sous un dome est très inégalitaire et sur plusieurs niveaux où l’on passe pas mal de temps entre le 1er et le plus pauvre et le 7è et dernier niveau où vivent les « patriciens » (les autres sont un peu oublié même si un peu décrit).

Des personnages variés et des thèmes de plus en plus abordés
J’ai aimé la diversité des personnages.
Entre Lastyanax, tout jeune diplômé et calme ; Arka, la tête brûlée : Pyrrha, la belle intelligente ; Alcante, le renard ; les Triplés pas très futés (ils sont un peu comme Avrel Dalton x 3 ! ), et tant d’autres encore…
On aborde aussi divers thèmes comme l’égalité homme-femme ou du moins sa mise en place avec l’acceptation des femmes dans les hautes sphères de la société ou encore les échanges verticaux qui ont du mal à se faire entendre !

Un petit air potterien
J’ai retrouvé dans certains passages un petit air d’Harry Potter : un trio dans une bibliothèque, des professeurs pas toujours aimables, un camarade de classe riche et énervant, une école, un serpent qui parle… Bref des petits clins d’œil qui sans copier le best seller, m’ont bien plu et ajoute un petit air connu dans ce monde nouveau.

En conclusion,
Une enquête (des enquêtes ? ) trépidante, de l’action, de la découverte, des personnages plus ou moins sympathiques mais intéressants, une touche d’humour, un peu de noirceur, , des chapitres découpés en « point de vue » selon les personnage qui permettent de voir un peu partout à la fois, une prophétie … le tout bien ficelé même si l’entrée en matière peut paraître abrupte à certains
En Bref, une lecture plus que sympathique qui se lit vraiment toute seule une fois entrée dans l’histoire et j’attends maintenant la suite avec impatience (même si ce n’est pas pour demain, car ce 1er tome a vu sa sortie papier retardée au 3 juin [sortie initiale le 15 avril])

Spicilège de Nouvelles #8

Récapépét’ : Spicilège « vient du latin spicilegium, action de glaner ; de spica, épi et legere, choisir.  » (cf wiki), terme désuet et qui signifie aussi « recueil, anthologie, choix, miscellanée, … » et donc qui colle parfaitement à l’idée d’un article avec plein de nouvelles en vrac dedans. Et dernier point méga super important dans le choix du nom de la rubrique, spicilège, ça rime avec Neige !

Me voilà de retour, j’ai finalement pris l’habitude de grignoter une ou deux nouvelles après un roman, je pense essayer de garder ce rythme qui me permet de faire une parenthèse entre 2 gros textes.
PreScriptum : je note la date de ma lecture pour la tenue du Projet Maki

Magicis in mobile – Pierre Pevel (28/03/2020)
Nouvelle présente à la fin du 1er tome du Paris des Merveille. Une nouvelle qui mêle la mauvaise foi de Griffont, l’impertinence d’Isabel de Saint Gil et une touche de Jules Verne

Raoul des Crapauds – Sylvie Denis (03/04/2020)
Voilà une nouvelle que je ressors de la Décade de l’imaginaire 2013 (oui rien que ça ! et j’ai encore toutes les autres ! ) et c’est vraiment le coup de pas de bol puisqu’elle est issue de l’univers de Haute École de l’autrice… Roman que je n’ai pas lu, donc j’ai été bien perdu vu qu’il y a l’air d’avoir un background assez important

Burgundia Remanence – Danielle Martinigol (28/04/2020)
Une nouvelle issue aussi d’une Décade de l’Imaginaire mais celle de 2014 (spéciale autrice). Je savais qu’avec Danielle Martinigol, je ne serai pas déçue et en effet, j’ai vraiment adoré 🙂
Un monde post apo / SF très lointaine avec des vacancier qui découvre les joies du vin et une très jolie chute.

Vers les airs – Camille Brissot ( 03/05/2020)
Voilà une nouvelle qui m’a bien plue, et pareil que la précédente, je l’avais en stock depuis la Décade de l’Imaginaire 2014 (pourquoi yen a plus des décades de l’imaginaire ? ) un petit air du Tour du Monde en 80 jours, un monde post apo vraiment flippant mais une écriture poétique et j’ai découvert que cette nouvelle (lisible sans autre contexte que la nouvelle) appartient au diptyque Dresseur de Fantômes / Vagabonds des Airs qui du coup est à rajouter dans ma wishlist 🙂

Et donc pour une nouvelle avancée dans le Projet Maki (d’ailleurs j’ai demandé à rétrograder en objectif pour passer de 52 nouvelles à 39 car au final je ne suis pas certaines de tenir la route pour en lire 1/semaine, j’en suis donc à 13 lectures comptables )