Community – Luna Joice

Synopsis :
3006. La Terre a été pacifiée grâce à Community, une technologie révolutionnaire qui permet à l’homme de communiquer par télépathie. L’égoïsme mis de côté au profit de la collectivité, conflits et inégalités appartiennent désormais au passé.
Passionnée par les étoiles, Lyah est une jeune femme dotée d’une profonde soif de connaissances, qui la pousse à se poser beaucoup de questions sur le monde qui l’entoure. Bien plus que tous ceux qu’elle connaît… Pourquoi les humains ont-ils désormais interdiction de se toucher ? Pourquoi ne peut-elle pas choisir elle-même sa future Assignation ? Et pourquoi certaines bases de données lui sont-elles inaccessibles ?
Tandis qu’elle exhume secret après secret sur la société aseptisée dans laquelle elle vit, une interrogation grandit dans son esprit.
Pour Community, à quoi l’humanité a-t-elle renoncé ?

Mon avis :
Le pitch m’a parlé 😉 (le bandeau un peu moins ^^’ ) Voilà un moment que je n’avais pas lu de dystopie et j’étais curieuse de ce futur très lointain

Un monde uni
Community est un système de liaisons télépathiques entre humain via des puces électroniques mis en place dans le cerveau. Toute la Terre y est relié et depuis aucune guerre n’a éclaté et la communauté œuvre « pour le bien de tous ». Plus aucun être humain ne parle, ne se touche et certains sont même quasi sourd.
La grande majorité de l’humanité vit, se déplace et travaille sous terre (donc la nature hors culture) a repris ses droits (enfin, c’est pas trop mentionné à part quelques oiseaux) et la technologie est très avancé en matière de transport (on peut traverser plusieurs méridiens [devenus des zones géographiques] en quelques heures à peine), de constructions …
Ainsi, l’année de leur majorité, les humains sont appariés (mis en couple hétéro…), orientés dans une des 4 « castes » de travail (Cultivateur, Distributeur, Chercheur et Constructeur) et logés. Tout ce joli monde à l’air bien rodé !

Un grain de sable dans l’engrenage
Tout ça c’était sans compter sur Lyah, une future adulte un peu différente. Elle ne supporte pas de vivre sous terre et est passionnée par l’Espace (complètement oublié depuis l’avènement de Community). Elle va accéder à certains secrets et son besoin de chercher la petite bête va la pousser à trouver ce qui cloche et redécouvrir certaines choses malgré le fait que ça soit « pour le bien de tous »

Un truc qui manque
Tout au long de ma lecture, j’ai trouvé l’idée sympa, mais il m’a manqué un « jenesaisquoi ». Lyah (et son collègue) découvre des choses au fur et à mesure, mais il m’a manqué un poil plus de « rebelles extérieurs » tout y est tellement polissé que j’espérais que peut-être que… mais non. La réflexion de la jeune femme semble logique même si tout s’accélère un peu trop (vite) sur la fin.

En conclusion,
Une idée de base utopique très intéressante. Un monde plutôt bien travaillé (même si j’aurais aimé un peu plus de détail sur la vie « extérieure » en dehors des cultures… au détour d’un cours par exemple 😉 ) mais le grain de sable de cette dystopie m’a paru un brin trop lisse/pas assez « rebelle » même si j’avais envie de savoir comment allait se terminer le livre.
En bref, c’est bien mais ça aurait pu être encore mieux 😉

D’autres avis chez : Belle de Nuit, …

Guide des genres et des sous genres de l’Imaginaire – Apophis

Synopsis : Vous ignorez la différence entre un planet opera et un space opera. Vous avez quelque difficulté à distinguer un livre steampunk d’une gaslamp fantasy. Si on vous dit dieselpunk, vous pensez : « science-fiction anti-écologique, peut-être ? » Pas de panique ! Aucun genre, aucun sous-genre de l’imaginaire n’échappe à l’œil d’Apophis ! Votre guide en ces terrifiantes et merveilleuses contrées.

Mon avis :
Je ne connais pas l’existence de ce guide mais je connais le Culte d’Apophis et son auteur, au moins de nom pour l’avoir déjà croiser lors de mes rares passages sur le forum du Planète SF. Lors du confinement, cet ouvrage numérique a été remis en lumière (il a déjà 2 ans !) et j’en ai profité pour le télécharger (pssst il est gratuit sur toutes les bonnes plateformes de livres numériques)

Souvent les guides sont ardus. Celui-ci est accessible à tous. Certains points peuvent être parfois complexe quand on va dans les détails mais c’est toujours passionnant.
J’ai beaucoup apprécié la façon chronologique des genres et sous genres. En effet, cela permet une certaine cohérence dans la lecture.

Ce guide est aussi parfait pour picorer afin d’en apprendre plus sur un (sous-)genre car ils sont assez bien « délimités »

J’ai ainsi pu parfaire ma connaissance de la taxonomie des sous genres (qui peuvent parfois être des genres à part entière) de l’Imaginaire et découvrir de nouveaux sous genres que je ne connaissais pas encore (surtout dans les « -punk »)

Seul un petit défaut notable (mais pas non plus gravissime) est à faire sur cet ebook… La mise en page n’est pas toujours parfaite. Les images et les « puces » rognent un peu le texte. Je trouve ça dommage, pour une maison d’édition comme Albin Michel Imaginaire

En conclusion, un guide intéressant et accessible pour compléter ses connaissances ou les approffondir

Pour aller plus loin : Le Blog de l’auteur, la page du livre sur le site d’Albin Michel
D’autres avis chez : Yogo, Célindanaé