Le Guide de l’Uchronie – Karine Gobled & Bertrand Campeis

Synopsis : 
Et si… ?
Et si Christophe Colomb n’avait jamais découvert l’Amérique ?
Et si les nazis avaient remporté la Seconde Guerre mondiale ? 
L’uchronie joue avec l’histoire pour créer des réalités différentes, explorant des possibilités infinies.
Est-ce là l’expression d’une simple nostalgie rêveuse d’un passé jamais advenu ou une arme de réflexion philosophique ?
Karine Gobled et Bertrand Campeis, membres du prix ActuSF de l’uchronie, vous proposent d’arpenter avec eux les sentiers où réalité historique et fiction s’entremêlent. À travers des conseils de lecture, des interviews d’auteurs, des escapades dans le cinéma, la bande dessinée ou le jeu vidéo, ces deux spécialistes offrent un panorama d’un genre qui séduit de plus en plus.
Et si vous vous laissiez tenter par ce voyage dans les méandres du temps ?
L’histoire n’a jamais été aussi imprévisible…

Mon avis :
Coché lors de la dernière Masse Critique de Babelio, j’étais curieuse d’en savoir plus sur l’uchronie mais aussi du travail qu’avait pu fournir Karine Gobled connu aussi sous le pseudo de Lhisbei (et tenancière du RSF blog).

J’ai aimé / J’ai apprécié : 
– la 1ère partie qui permet de définir l’uchronie. Même si je connaissais plus ou moins ce que c’était, je ne pensais pas que cela pouvait être si large.
– la partie sur la littérature. J’ai pu y trouvé des titres que j’ai déjà lu et avoir des noms d’auteurs et/ou des titres qui me semblent intéressant
– que l’ouvrage traite de toutes les possibilités de l’uchronie dans les diverses médias (livres en général, cinéma/TV, jeux ou même musique)
– les diverses interview. Même si j’en ai survolé une ou deux parce que l’auteur m’intéressait moins, j’ai trouvé intéressant d’avoir leur point de vue sur la chose 🙂 J’ai d’ailleurs été amusé de lire la même référence revenir sur chacune des interviews

Je n’ai pas aimé / J’ai détesté :
– je m’intéresse peu aux jeux donc j’avoue avoir un peu délaissé cette partie que j’ai quand même survolé histoire de voir si par le plus grand des hasards je connaissais quelque chose.

Je regrette : 
– d’avoir trouvé une (très) grande majorité d’auteurs masculins… Les femmes ne savent-elle donc pas écrire de l’uchronie ?

En conclusion, 
Un guide très complet et vraiment intéressant permettant de mieux appréhender l’essence même de l’uchronie grâce à sa première partie « théorique » et enfin de la découvrir concrètement grâce à une foultitude d’exemple dans tous les domaines possibles (littérature, art graphique, cinéma et télévision, jeux…).

D’autres avis chez : Xapur, Lynnae

Rentre dans le cadre du Défi SFFF et Diversité pour l’item « Lire un essai ou un article traitant de science, de science-fiction, de fantasy ou de fantastique. (3) »
Ce qui monte ma note à 8/20 🙂

SFFFD

Jean et Clara, tome 3 : Ceux qui osent – Pierre Bordage

Synopsis : 
Leur périple a conduit Jean et Clara en Arcanecout, une province à l’ouest du Nouveau Continent qui échappe encore à la tyrannie des royaumes coalisés des Ameriques. Mais pour combien de temps? La guerre fait rage, tant sur le front des Rocheuse, où Jean et son ami Élan Gris ont rejoint la lutte armée, qu’à San Francisco où Clara survit comme peut aux bombardements et au blocus. À nouveau séparés, les deux jeunes gens apprennent que la liberté a un prix et que celui-ci s’appelle résistance…

Mon avis : 
Depuis mon achat de ce dernier tome, il me harcelait pour que je le lise (si si c’est possible, j’en rêvais la nuit et tout!). Une fois bien installée dans mon nouvel appart’, mon livre en cours terminé et mes livres papiers de la PAL rapatriés j’ai enfin pu me lancer dans le tome final des aventures de Jean, Clara et les autres.
[ATTENTION] FORT RISQUE DE SPOIL [ATTENTION]

J’ai aimé / J’ai adoré : 
– comme toujours dans les suite, retrouver les personnages laissés dans les tomes précédents et en découvrir de nouveaux.
– les « interludes » épistolaires. Comme le dit bien le résumé, nous sommes en pleine guerre, et Clara et Jean communiquent par voie postale. Les quelques chapitres épistolaire nous permettent de faire des ellipses temporelles et d’avoir un point de vue différents
– voir comment le camp des « canout » se débrouille pour faire vivre son rêve malgré les pertes et la douleur.
– le petit côté « fantasy » qu’on trouvait déjà dans le tome précédent et qui arrive toujours à point nommé
– la « face cachée du pouvoir » parce que même si ça se passe dans un pays de tous les rêves, il y en a toujours de plus égoambitieux que d’autre

Je n’ai pas aimé / J’ai détesté :

Je regrette :
– que la fin soit un peu précipitée, j’aurais aimé avoir un peu plus de détail sur le « Happy End »… parce qu’on en bave avec tous les personnages principaux et secondaires, mais la fin est un peu abrupte… quelques pages de plus ne m’auraient pas déplu sur ce moment

En conclusion,
Un tome de conclusion qui nous fait visiter les Rocheuses et une San Francisco sous la guerre, un poil de « magie indienne » et un happy ending mérité mais pas peu exploité.
Un tome que j’ai trouvé un peu en dessous du second que j’avais trouvé en dessous du 1er.
Une trilogie sympathique qui malheureusement va decrescendo avec les tomes.
Toutefois, cette série m’a donné envie de découvrir d’autres écrits « longs » de l’auteur 🙂

Articles associés : Ceux qui sauront, Ceux qui rêvent.
D’autres avis chez : Lune

Et comme vous avez pu le remarquer, c’était une trilogie… donc encore une série de plus en moins 😀

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