Fêlures – Rozenn Illiano

Synopsis :
Ce n’est pas tant la nostalgie qui guide ces mots, mais bien quelque chose qui s’apparente plus à une blessure ancienne, de celles qui s’imposent à vous dès que le temps change, qui font vriller vos os sous l’humidité de l’air ou la tension des tempêtes. Je crois que c’est pour cela que je guette, à la fin de l’été, le moment où les journées raccourcissent. Parce que le jour se couche tôt, parce que la nuit s’empare du paysage alors que le soir n’a pas encore sonné. Un rythme d’ailleurs, un rythme d’autrefois posé sur les méridiens du Pacifique. Si j’attends la venue de l’automne et la promesse de l’hiver, c’est pour rejeter en bloc la chaleur et le soleil. Pour noyer dans le froid ces souvenirs doux-amers de jour mourant, de montagnes baignées d’orage. — La Boussole
Huit nouvelles parcourues de failles et de rêves sans issue, d’inévitables séparations et de retrouvailles au pied des tombes.

Mon avis :

Echos du Froid
Comment mieux commencé un recueil… une nouvelle basée sur le VRAI conte de la Reine des Neiges (qui accessoirement est un de mes contes préférés). On se retrouve donc avec une sorte de suite à ce conte… qui ne finit pas comme on le souhaiterait (c’est pas toujours, tout beau tout rose ! ) mais qui reste une jolie entrée en matière dans ce recueil !

Poe
J’avais déjà lu cette nouvelle il y a un moment (elle fut dispo seule et gratuitement), je l’avais beaucoup apprécié et la relire m’a bien plu. L’histoire basée sur une histoire vraie, m’a touché. J’ai aimé suivre les quelques moments de l’admirateur de Poe.

Le Corbeau et l’écrivain
Une nouvelle en rapport direct avec Poe cette fois. Une nouvelle très bien écrite sur la folie, la dépression de Poe

Amélia des Tours
Encore des corbeaux, j’ai l’impression qu’ils sont le fil conducteur de ce recueil. Une nouvelle qui nous ouvre un univers qui promet et que j’espère retrouver dans d’autres écrits de l’auteur. Même si cette nouvelle m’a semblé pleine de mélancolie, elle s’ouvre sur un monde différent qui n’attend que d’être découvert.

L’attrape-rêves – Un parfum de pluie et de rouille – La Boussole
Une nouvelle en 3 parties. La première partie m’a bien plu, la seconde aussi et la dernière m’a dérouté. On découvre « Lili » une jeune femme hantée par les rêves des gens mais aussi les siens au point que dormir devient un calvaire / une épreuve.

Souvenirs d’encre
Encore un nouvel univers, loin des corbeaux cette fois-ci. Un univers que je ne demande qu’à découvrir aussi, avec un Oxyde qui m’a largement fait penser à cette demoiselle. Une nouvelle qui m’a beaucoup plu.

En conclusion, 
La dernière page de ce recueil m’a rappelé où j’avais déjà lu certaines nouvelles. En effet, plusieurs d’entre elle ne m’était pas inconnu.
Ce fut donc un plaisir de relire les nouvelles (surement améliorée et dont certains titres ont changé) présentent dans Le rêve du prunellier lu en 2013, tout comme d’en découvrir de nouvelles.
J’apprécie toujours autant l’univers fantastique de Rozenn (et pourtant je ne suis pas une fan de ce genre 😉 comme quoi 😉 )

 

Pour aller plus loin :
Le site de Rozenn Illiano
Articles associés
Le Rêve du Prunellier
Notre Dame de la Mer

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Le Pensionnat de Mademoiselle Géraldine, tome 4 : Artifices et Arbalètes – Gail Carriger

Synopsis : 
Apprendre l’art de l’espionnage au sein de l’école volante de Mlle Géraldine est devenu fastidieux pour Sophronia, privée de la présence de Savon à ses côtés. Elle préfèrerait utiliser ses talents pour contrarier les plans des Vinaigriers, mais ses maints avertissements au sujet des lâches intentions de ces derniers sont encore et toujours ignorés et Sophronia ne sait plus à qui se fier. Quelles informations détient le bourru dewan de Sa Majesté ? Dans quel camp se place l’élégant vampire Lord Akeldama ? Une seule chose est certaine : un complot d’envergure se trame, et Sophronia doit se préparer à sauver ses amis, son école et Londres tout entier du désastre à venir – sans jamais se départir de son spectaculaire raffinement, bien évidemment.

Mon avis :
Après avoir lu le tome 3, je n’ai pu me résoudre à lire autre chose que le quatrième et dernier tome du pensionnat de Mademoiselle Géraldine. En effet, j’étais absolument dans l’ambiance et je ne voulais pas la quitter tout de suite ! J’ai donc patienté quelques jours (des fois que l’envie me passerait) et j’ai jeté mon dévolu sur ce dernier tome.
Attention risque de spoil sur cet avis !

J’ai aimé / J’ai adoré : 
– comme toujours retrouvé le monde alternatif créé par Gail Carriger ! J’ai eu une petite pensée émue en me disant que flûte c’est le dernier tome !
– la relation entre Sophronia et Savon qui évolue encore et toujours pour mon plus grand plaisir. Bon, je m’en doutais, un peu gros comme une école dirigeable ! De plus, suivant le pinterest de l’auteur, j’ai sans doute été un peu spoilé par des images un peu révélatrice (du coup je n’attendais que ça en gloussant sous ma couette [oui quand je peux, je lis dans mon lit ou sur le canapé couverte d’une couette… même par 40°C !]).
– J’ai été bluffé par les révélations sur la fameuse Mademoiselle Géraldine que je trouvais un peu… gougourde (pour être gentille)
– la révélation, un peu tardive sur Lord Mersey. Je me doutais d’un truc mais pas ça ! 😮
– L’épilogue. J’ai du le relire 2x pour bien comprendre ce que j’avais lu… En effet, si j’ai bien compris, il serait un « lien » clair entre Le Pensionnat et Le Protectorat 😮 En effet, il y a des éléments connus et d’autres qui m’ont fait faire « mais 😮 « 

Je n’ai pas aimé / J’ai détesté : 
– Les Vinaigriers… mais quelle plaie ceux là !

Je regrette : 
– que les titres des tomes en VF colle un peu moins bien que ceux en VO… J’ai remarqué ça sur toute la série… Peut-être est-ce parce que ça microspoile ?
– je suis un peu triste de la façon dont se termine ce tome… même si des choses bien sympathiques y arrivent, c’est tout de même dommage pour le Pensionnat.

En conclusion, 
Une série et surtout un dernier tome, riche en rebondissement, qui donne la part belle à Sophronia qui se débrouille presque toute seule dans ce tome, qui découvre aussi que le métier d’espionne n’est pas qu’un simple amusement et qu’il peut entrainer des choses pas très propre.
Un univers toujours aussi agréable à visiter et des personnages riches qu’on apprécie de retrouver ailleurs que dans cette série (l’avantage d’avoir des immortels 😉 )
Je suis un peu triste de quitter cette série, mais je sais qu’il me reste encore le dyptique du Protocole de la Crème Anglaise à lire et je sens que je vais apprécier les aventures de Prudence Maccon 😉

Articles associés : Tome 1, tome 2, tome 3Le Protectorat de l’Ombrelle, tome 1, tome 2, tome 3, tome 4 et tome 5
D’autres avis chez : Mycoton, Mypianocanta

  • Au Cœur de la Neige

    484 p

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