Testament, tome 2 : Alouettes – Jeanne-A Debats

Synopsis :
Je m’appelle Agnès, et je suis orpheline. Ah ! Et sorcière, aussi. Mon oncle m’a engagée dans son étude notariale. Ne croyez pas que le job soit ennuyeux, en fait, ce serait plutôt le contraire. En ce moment, tout l’AlterMonde est en émoi à cause d’une épidémie de Roméo et Juliette. Imaginez : des zombies tombant amoureux de licornes, des vampires roucoulant avec des kitsune, des sirènes jurant un amour éternel à des garous. Et tout ce beau monde défile dans notre étude pour se passer la bague au doigt. Mais la situation commence à sérieusement agacer les hautes autorités.
Et comme l’AlterMonde n’est pas Vérone, à nous de faire en sorte que cette fois l’histoire ne se termine pas dans un bain de sang…

Mon avis :
Après avoir dévoré plusieurs livres, j’ai eu envie de me replonger dans cette série qui ne fera pas long feu (pour une fois) car le tome 3 sera surement lu avant la mi automne 😉
Je me suis donc plongée avec plaisir dans ce tome très… chaud !

Des retrouvailles 😉 

J’ai vraiment aimé retrouvé la petite bande rencontrée dans le tome précédent. Même si l’histoire se passe 3ans après les évènements du tome précédent, histoire de digérer un peu pour nous… et pour Agnès.

On retrouve donc Agnès, dans une belle dépression ou plutôt une sorte de syndrome post-traumatique. Alors oui j’ai compris qu’elle allait mal, mais j’ai eu du mal quand même à encaisser quand elle se dit grosse (purain de merle ! je fais son poids ! c’est un peu vexant !), il va lui falloir du temps et un charmant satyre pour s’en remettre… ou presque.

Un micro bout d’intrigue

Comme le dit la 4è de couv, on croise une déferlante de Roméo et Juliette, de tout le bestiaire imaginaires existant, obligés d’accomplir leur Destin et à côté de ça, un étrange « client » de Gerraud cherche à récupérer un vieil artefact magique assez… bouillant ! Du coup, on se retrouve dans des situations assez rocambolesques (attention si tu es sensibles aux scènes un peu (beaucoup) osées, voire classées X, la lecture peut être un peu gênante 😉 )

Paris et le futur

Ce que je n’avais pas senti dans le 1er tome c’était le côté futuriste. L’époque étant assez proche de la nôtre (ça se passe dans les 2030’s), ça passait assez inaperçu. Dans ce tome, on y croise un monde virtuel et son côté bien bien SF 😉 (en gros de la VR bien bien plus poussée, mais qui sait d’ici une 10aine d’années on y sera peut-être)

Dans ce tome, nous somme toujours dans Paris mais aussi un peu sa banlieue, mais je crois que pour la lecture du prochain tome, je prendrais un plan de Paris en sous main, car je suis sure de pouvoir retracer tous les trajets tellement c’est bien décrit. Je n’ai pas eu l’occasion de trop me promener dans la capitale mais le peu que je connais, je l’ai très bien reconnu comme si j’y étais 😉

De l’humour et des révélations

On retrouve aussi cette pointe d’humour toujours présente, même si Zalia et ses jeux de mots pourris sont assez absents (il faudra lire pour comprendre), certains passages de ce livre m’ont bien fait marrer surtout lorsque Agnès est très occupée à essayer de ne pas penser (erm) et qu’elle continue de penser trop scientifiquement ou encore lorsqu’elle débite une très longue liste de nombres premiers.

Enfin, Gerraud le mystérieux oncle d’Agnès, se dévoile enfin un tout petit peu ce qui m’a beaucoup intéressé car il n’est pas juste cet homme quasi immortel au caractère de statue et du coup je suis encore plus curieuse.
D’ailleurs, des révélations, on en a encore à propos d’Agnes, mais je crois qu’il va falloir attendre le prochain tome pour ENFIN connaitre la vraie nature de celle-ci !
Navarre est toujours égal à lui même, mais c’est toujours un régal (d’ailleurs je crois que je vais me relire Métaphysique du Vampire :3 )

En conclusion, 
Un second tome toujours aussi bon que le premier, un peu plus chaud, toujours aussi drôle. Bref, on en demande encore et encore même si on sait que la fin de la trilogie approche bientôt
(D’ailleurs je profite de ma conclusion pour demander aux éditions ActuSF et/ou à l’Autrice si jamais un recueil des diverses nouvelles parsemées de Navarre est en projet dans un temps +/- long 😉 )

D’autres avis chez : MarieJuliet, Dup

Articles associés : Métaphysique du Vampire, L’héritière

La Dernière Geste, Premier chant : Dans l’Ombre de Paris – Morgan of Glencoe

Synopsis : 
Depuis des siècles, les humains traitent les fées, dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux. 
Lorsque la princesse Yuri reçoit une lettre de son père lui enjoignant de quitter le Japon pour le rejoindre, elle s’empresse d’obéir. Mais à son arrivée, elle découvre avec stupeur qu’elle a été promise à l’héritier du trône de France ! Dès lors, sa vie semble toute tracée… jusqu’à ce qu’une femme lui propose un choix : rester et devenir ce que la société attend d’elle ou partir avec cette seule promesse : « on vous trouvera, et on vous aidera. » 
Et si ce « on » était la dernière personne que Yuri pouvait imaginer ?

Mon avis : 
Avec un synopsis pareil, j’étais plus qu’intriguée, un mélange entre France et Japon, des fées, une future héritière de France… Ça me faisait vraiment envie 🙂
Par contre, je tiens à la dire ici (et le répéter pour celleux qui me suivent sur les réseaux), je me suis bien faite avoir avec le nom de l’autrice parce que OUI c’est une autrice et Française de surcroît ! Alors que clairement, j’ai cru à un auteur anglosaxon 😮

Une uchronie-fantasy

On se retrouve donc dans un livre d’uchronie fantasy (hein quoi ? ), un fabuleux mélange de SF et de fantasy (pile ce que j’adore en ce moment en littérature 😉 ) On le comprend aisément dès le 1er chapitre mais aussi par de minuscules insinuations qui font tout le charme de ce monde : Paris, 1995, Lecteur Cassette (oui comme dans les Gardiens de la Galaxie), Royauté Française, Orient Express, mais aussi micro-cravate (oui un micro accroché à une cravate pas une toute mini cravate 😉 ), révolver, caméra de surveillance…
D’ailleurs on peut continuer sur l’uchronie en notant que le monde est divisé officiellement en 3 grandes puissances : Le Royaume de France (qui s’étend bien plus loin que la France 😉 ), l’Empire Japonais et Le Sultanat Ottoman (dont on entendra très peu parlé dans ce livre) et officieusement Keltia où Fées et Humains ont les mêmes droits. Keltia est donc officiellement une puissance inexistante et reniée par les 3 précédentes. Qui dit 3 empires, dit privilèges et inégalités. Ainsi comme on l’apprend en Histoire à l’école, seuls les riches ont accès à certaines choses, les autres doivent le mériter (et encore, il y aura toujours des différences), les humains sont d’ailleurs dit supérieurs, les fées ne sont que de vulgaires animaux (malgré une intelligence parfois hors du commun)…

Les lieux et les personnages, très succinctement

On y visite divers endroits comme Le Rail qui m’a fait rêvé et j’adorerai partir avec les Fourmis de la rame N°5 🙂 ou encore les Égouts et ses habitants m’ont paru 1000x plus intéressants que la ville en haut et bien entendu quelques lieux emblématiques de ce Paris Royaliste.

Évidemment, les différents personnages sont tous aussi intéressants, que ce soit Yuri que l’on suit principalement ou Bran et Ren qui m’ont fait rêvé de part leur nature de fées particulières et de nombreux autres personnages (fées ou humains) attachants, froids ou encore mystérieux dont certains que j’espère revoir par la suite.

Des critiques louables

J’ai vraiment apprécié les différents points sur la tolérance et le respect, pour ouvrir l’esprit de Yuri, qui a grandit dans une prison doré du fait de son statut de 3è femme la plus « puissante » du Japon. Point sur la place de la femme (n’est-elle pas l’égale de l’homme ? Sir Edward Longway fait plusieurs remarque assez amusante sur ce point, notamment lors de l’utilisation d’une arme à feu 😉 ), des fées qui malgré leur intégrations au sein des Fourmis ou des Rats sont toujours plus ou moins discriminées par leur différence même entres elles. Et enfin la tolérance sur la sexualité, l’amour, l’amitié. On y trouve aussi (enfin c’est ce que j’ai compris) une critique des autorités françaises qui dans ce roman sont facilement corruptibles et bien souvent inefficaces sauf sous la coupe d’un colonel japonais « rigide » et de son lieutenant hybride, et encore ^^’

Des petits points déplaisants (mais c’est bon je vais m’en remettre 😉 )

Toutefois, j’ai eu quelques minimes déceptions, notamment sur les passages en langues étrangère. J’ai pas un gros niveau en anglais, j’ai compris le plus gros mais j’étais ravie d’avoir un dictionnaire à porter de main pour m’aider.
Mais aussi sur la non identification du livre comme un tome 1. Bon ok, le titre avec son « Premier chant » le laisse entendre mais dans les 1ères pages (titre et tout ça 😉 ) il n’est nul part mention de 1er tome ou de suite possible, du coup la fin est très abrupte (et lecteurice, prépare tes mouchoirs ! )
Et Par Ana ! C’est QUOI cette fin ? Sérieusement, je m’attendais à une fin certes difficile à encaisser aux vues des évènements mais là, j’ai eu du mal vraiment… c’est dur de terminer comme ça ! Heureusement pour moi, la scène post-remerciements m’a (très légèrement) aidé à m’en remettre

En conclusion,
Dans ce roman, on y trouve tout pour en faire un bon livre, de l’action en veux-tu en voilà, mais juste ce qu’il faut avec des passages fabuleux, un passage « plus calme » pour apprendre à mieux découvrir nos personnages, une petite dose de magie pour faire rêver et des critiques sociétales juste ce qu’il faut pour que ça parle à la fois dans l’histoire mais aussi dans notre réalité 😉  
Ce premier roman / tome est une pure pépite et j’espère pouvoir lire la suite prochainement (on me dit dans l’oreillette que le 2 est en finition, le 3 en cours d’écriture et qu’on nous chuchote, qu’il y aurait 5 tomes 😮 )

D’autres avis chez : Elhyandra, Lilithérature,

Pour aller plus loin : FB de la saga

Psssst, ça rentre dans le challenge S4F3 😉